Duel droite – gauche sur le canton de Viry-Châtillon. Un scrutin que chaque camp annonce serré, si bien que la droite peut peut-être ravir ce canton historique de la gauche.

Jean-Marie Vilain annonçant les résultats. (JL/EI)

Jean-Marie Vilain annonçant les résultats. (JL/EI)

Au départ, il n’y avait que trois listes. Pour le second tour, il n’y en aura plus que deux. Les Castelvirois et les Grignois auront le choix entre un binôme de gauche et un autre de droite. Plus précisément, il s’agira de départager le binôme soutenu par la majorité départementale actuelle formé de Paul Da Silva et Yveline Le Briand et le duo UMP-MoDem composé de Jérôme Bérenger et de Sylvie Gibert. En effet, le premier tour aura été fatal aux candidats du Front National. Les 22,05% de voix récoltées par le binôme FN n’auront pas été suffisants pour se maintenir et pour former une triangulaire comme à Mennecy ou Arpajon.

La droite en embuscade ?

A l’issue de ce premier tour, avantage à la gauche. Pour 569 voix, le binôme de la candidate communiste et de l’ancien membre du Parti de Gauche a viré en tête. Un avantage non négligeable pour Paul Da Silva, conseiller général sortant. « Mieux vaut avoir 569 voix d’avance que de retard », confirme l’élu qui se dit « plutôt satisfait » de son résultat. Le duo de la majorité sortante l’emporte avec plus de 41% des suffrages face à la liste UMP-MoDem qui réunit 35,99% des voix.

Un résultat qui n’inquiète pas le challenger Jérôme Bérenger. « Nous avons peut-être du retard, mais nous sommes en progression de plus de deux points par rapport aux élections municipales sur Viry-Châtillon (Ndlr : le binôme réalise 42,27% des voix contre 40,21% pour Jean-Marie Vilain en 2014). Egalement, nous faisons plus que les listes UMP et MoDem réunies sur la ville de Grigny lors des élections municipales aussi », analyse Jérôme Bérenger. « Tout reste faisable, nous restons confiant », commente celui qui est également vice-président de la communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne.

Dans cet ancien bastion du Parti de Gauche, Paul Da Silva reste lui aussi confiant. « Il y a un vrai challenge à relever, reconnaît le candidat de la gauche. Je pense tout de même que nous sommes en capacité de transformer l’essai dimanche prochain ».

Régler la question de l’abstention

Ces deux binômes seront donc présents une nouvelle fois dimanche prochain. D’ici là, les deux équipes devront régler un problème, celui de l’abstention. Relativement élevée, celle-ci frôle les 60% sur le canton. Elle dépasse même les 63% sur la commune de Grigny. « Il faudra aller à leur rencontre », prévoit Paul Da Silva. Des propos relayés par Jérôme Bérenger qui pourrait sûrement refaire une partie de son retard grâce aux voix des abstentionnistes. « Nous devons mobiliser les gens pour l’emporter. Cela passe par du terrain, du terrain et encore du terrain. C’est la seule solution », assène le candidat UMP.

Le taux d’abstention reste cependant plus bas que celui enregistré en 2011 lors des élections cantonales sur l’ancien canton de Grigny. Un rendez-vous électoral qui avait été boudé par plus de 74% des votants à l’époque.