Tous les électeurs essonniens sont appelés aux urnes, pour élire leurs représentants au Conseil départemental. Explications de ce vote et modalités pratiques, enjeux du scrutin et zooms par canton : Essonne Info vous résume tout ce que vous devez savoir.

Election

La campagne du premier tour des élections départementales s’achève. Nouveau mode de scrutin, nouveaux cantons, des compétences qui évoluent… difficile de s’y retrouver au moment de choisir l’orientation à donner à l’Essonne pour les six prochaines années.

Si l’on ajoute des débats nationaux stériles, et des débats locaux faibles, tous les ingrédients semblent réunis pour observer dimanche une abstention record sur nos territoires. Et pourtant, cette élection revêt une importance majeure, à l’heure où l’échelon départemental est en transformation. Plusieurs projets s’affrontent pour le département, avec des déclinaisons locales selon les candidats.

Départementales 2015

Aux commandes du Département depuis 1998, la gauche détient jusqu’à maintenant 26 des 42 sièges du Conseil général. La prochaine assemblée sera également composée de 42 membres, mais la grande nouveauté réside dans la  mise en place de la parité. Le redécoupage a prévu une réduction de moitié du nombre de cantons, qui passent à 21, dans lesquels un binôme homme-femme est élu. Chacun des nouveaux cantons disposera ainsi de deux conseillers départementaux.

Avec le redécoupage des cantons, les cartes sont totalement rebattues. Chaque canton contient en moyenne autour de 60 000 habitants. Seules les communes de Montgeron et Brunoy sont quant à elles séparées entre deux cantons. Les bureaux de vote sont ouverts ce dimanche 22 mars de 8h à 20h, dans toutes les communes de l’Essonne.

Départementales 2015

Débats et enjeux départementaux

Les forces politiques départementales se sont mises en dynamique dès janvier, après une longue période de négociations entre les partis.

La majorité sortante de gauche a finalement conclu un accord départemental entre PS, écologistes et PRG, incluant sur 8 cantons des candidats communistes. Du côté du Front de gauche, la stratégie se réalise canton par canton selon les accords locaux entre PCF et Parti de gauche. Jérôme Guedj (PS) est le candidat déclaré à sa succession.

Du côté de l’actuelle opposition, UMP et UDI ont conclu un accord couvrant 19 des 21 cantons, pour se donner les meilleures chances de conquérir la majorité du prochain Conseil départemental. A noter la présence en Essonne de Debout la France, sur six cantons, pour peser en cas d’alternance. Leader de l’UMP 91, Georges Tron pourrait briguer la présidence de l’instance, mais d’autres candidats sont aussi en lice.

La question se pose de savoir si le FN peut avoir les clefs du scrutin, suite à ses scores réalisés aux dernières échéances. L’inconnue réside aussi dans la participation à ce scrutin, que beaucoup d’observateurs prévoient relativement faible. Pourra-t-on ainsi assister à des triangulaires au second tour? Sur les 21 cantons, il y a peu de chances que cela se déroule, à moins d’un score très serré, par exemple sur les deux cantons où seuls trois binômes se présentent.

La campagne a été marquée par plusieurs meetings et réunions publiques avec des leaders politiques nationaux. A l’image du lundi 16 mars dernier qui aura vu dans la même soirée des rencontres militantes avec Manuel Valls à Evry et Nicolas Sarkozy à Palaiseau.

Niveau débat départemental, plusieurs sujets ont pu faire l’objet de débats à l’échelle locale, à l’image de la maison de retraite des Ulis, la MJC de Chilly-Mazarin en péril, ou encore le projet de pôle de services de Grigny-Viry qui fait polémique. Essonne Info a pour sa part réalisé une série de trois débats, à retrouver entièrement en podcast, avec neuf candidats qui débattent des enjeux départementaux.

En fin de campagne, nous revenons par ailleurs sur un dossier brûlant qui concerne le Département : le projet de construction du Grand stade de rugby de la FFR, sur lequel chaque camp se positionne.