Selon Le Parisien, Jean-Pierre Sauvage, candidat PCF sur le canton de Draveil aux départementales, a été condamné en mars dernier par le tribunal correctionnel d’Alençon (Orne) à deux ans de prison pour des faits de pédophilie.

Après des faits d’attouchement commis sur des garçons âgés de 11 à 15 ans, il lui était interdit de travailler avec des mineurs et a été enregistré au fichier des délinquants sexuels. A l’époque de l’audience, cet ancien éducateur, âgé de 41 ans, avait reconnu les faits devant le tribunal, mais avait souhaité faire appel de la décision. A deux jours des élections départementales, cette révélation constitue un coup de massue pour les membres du Parti communiste : « Nous avons appris ça avec stupeur ce matin, on ne comprend pas que l’intéressé ne nous ait pas prévenus, car ce sont des faits extrêmement graves, réagit Philippe Camo, secrétaire du PCF 91. On ne demande pas le casier judiciaire des candidats. On ne peut pas cautionner le candidat ni politiquement, ni moralement. On lui retire donc son investiture. C’est dommage pour son binôme et ses suppléants, qui subissent la situation. Nous n’aurons pas de candidats sur ce canton. »

De son côté, Jean-Pascal Bonsignore, le responsable de la section locale du PCF met en cause la préfecture : « le préfet aurait du nous alerter même si ce n’est pas un cas d’inégibilité. Notre avocat est saisi pour connaître le dossier afin que nous y donnions une suite statutaire. En aucun cas le PCF n’aurait pu accepter en ses rangs un pédophile, notre éthique est claire. Je déplore d’apprendre ces faits à deux jours d’un scrutin décisif pour la gauche en Essonne ». De son côté, la Préfecture précise que « pour être candidat, il convient de fournir outre la déclaration de candidature, la preuve de la qualité d’électeur par le biais de la production d’une attestation d’inscription sur les listes électorales datant de moins de 30 jours. Une condamnation à la perte des droits de vote et d’élection entraine une radiation d’office des listes électorales. Cette règle est strictement appliquée et aucune condition ou vérification non expressément prévues par les textes ne peuvent être ajoutées par l’autorité administrative lors du contrôle du dossier de candidature ».

D’autre part, Philippe Camo ne souhaite pas que les bulletins de Jean-Pierre Sauvage mentionnent le Parti communiste. Sur ce sujet, la Préfecture rappelle que « toute candidature est définitive à compter de la fin du délai de dépôt des candidatures. Un binôme qui souhaiterait ne plus être candidat peut cependant procéder au retrait de ses bulletins de vote ».

C’est une nouvelle affaire qui s’abat sur le canton de Draveil, après le renvoi aux assises du candidat et président de l’UMP 91 Georges Tron suite aux plaintes de ses ex-collaboratrices pour viol et agressions.