Avant le premier tour des élections départementales fixé au 22 mars, Essonne Info vous propose de découvrir les 21 cantons plus dans le détail. Aujourd’hui, zoom sur les forces en présence du canton de Vigneux-sur-Seine.

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Redessinée en 2013, la carte des cantons prévoit la réunion de nombreux territoires. Parmi eux, les cantons de Vigneux-sur-Seine et de Montgeron ont ainsi fusionné. Aujourd’hui, ce territoire compte donc deux conseillers généraux appartenant à la majorité départementale sortante de gauche. Si Didier Hœltgen est de nouveau candidat à un siège de conseiller départemental, son homologue Gérald Hérault a choisi de ne pas repartir pour un autre mandat. Il laisse ainsi la place à l’ancienne candidate aux élections municipales de Montgeron Aude Bristot. Cette dernière forme un binôme avec le sortant Didier Hœltgen. Cependant, ce binôme ne sera pas la seule liste de gauche. En effet, le Front de Gauche propose aussi un duo composé d’Abi Osmani et de Pascal Fiquet. Une opportunité pour la droite ?

Face à eux, le nouveau maire de Montgeron François Durovray est de nouveau candidat. En 2008 déjà, celui qui est également conseiller régional avait enregistré une défaite face à Gérald Hérault de 24 voix lors des cantonales de 2008 (50,12% contre 49,88%). Pour cette nouvelle échéance, le candidat soutenu par l’UMP et l’UDI est accompagné de l’épouse du maire de Vigneux-sur-Seine, Nicole Poinsot. Enfin, comme dans tous les autres cantons, un binôme frontiste est présent. Il s’agit de Suzanne Petit et de Maxime Mangeot.

Particularité de ce canton, la ville de Montgeron est coupée en deux. Même si la majeure partie de la commune reste implantée sur le canton de Vigneux, certains quartiers ont rejoint le canton de Draveil. Un cas vraiment surprenant, d’autant plus que seules Montgeron et Brunoy se trouvent dans cette situation sur les 196 villes que compte le département. Cette situation découle d’une des règles de la nouvelle réforme qui impose à chaque canton de compter le même nombre d’habitants à plus ou moins 20 %. Les cantons de Draveil et d’Epinay-sous-Sénart ayant un déficit d’habitants, il a donc été choisi de scinder ces communes sur deux cantons.

La question d’un possible nouveau franchissement de la Seine est également une thématique qui pourrait entrer en compte.