Pour notre deuxième débat sur les élections départementales, nous recevons quatre candidats : Marianne Duranton (UDI), Jean-Marc Pasquet (EELV), Fabien Micou (MoDem), et enfin Philippe Juraver (PG). A écouter entièrement en podcast.

Marianne Duranton (UDI) et Philippe Juraver (PG)
Philippe Juraver (PG)
Fabien Micou (MoDem)
Jean-Marc Pasquet (EELV)
Philippe Juraver (PG)
Marianne Duranton (UDI)
Jean-Marc Pasquet (EELV)
Fabien Micou (MoDem)

La culture :

Marianne Duranton, qui ouvre le débat, évoque la « préservation » et la « coordination » des actions culturelles en Essonne. Elle explique : « Le département doit agir de manière culturelle, si ça reste dans ses compétences, dans tout ce qui est l’intérêt départemental. » Valorisation du patrimoine, de l’image du département… La culture pourrait être, selon elle, « l’un des axes d’orientation du tourisme ». La candidate UDI du canton de Sainte-Geneviève-des-Bois prend comme exemple les orgues essonniens, dont le Département a financé la restauration, et propose un festival des orgues, qui pourrait être « une balade pour faire connaître l’Essonne. »
Philippe Juraver, quant à lui, élargit la réflexion sur ce thème en clarifiant la position du Front de Gauche : « Ne pas opposer l’austérité à la culture. » Pour le candidat du canton de Massy, il est nécessaire de « défendre cette compétence, la culture, pour qu’elle prenne vraiment sa place dans l’émancipation citoyenne, et de permettre aux citoyens de s’intéresser à un projet culturel départemental. »
Jean-Marc Pasquet, dont la position de candidat soutenu par la majorité sortante le conduit à faire le bilan et à défendre les actions du Département, insiste sur le fait que la culture est « un élément d’attractivité », qui a été soumis lors du précédent mandat à « de belles réussites. » « Nous avons sorti le département de la rubrique « faits divers » et nous l’amenons vers une modernité », indique-t-il. Et de pointer du doigt l’aide aux associations (qui représente 30 millions d’euros par an), dont des associations culturelles. « Nous sommes engagés sur des projets de taille, la rénovation des arènes de l’Agora par exemple. La culture doit rester un service public. Elle ne doit pas être soumise à l’austérité, car c’est un élément d’attractivité. »

Enfin, Fabien Micou compte réorienter la culture vers le jeunesse, par le biais « d’organisation d’expositions au sein des collèges dont le Conseil général a la charge ».

Transports :

Quelles orientations à donner à nos transports ? Le futur Conseil départemental doit-il miser sur les grands projets ou sur la rénovation de l’existant. Pour cette compétence que le département partage avec la région Ile-de-France, le Conseil général alloue une enveloppe chiffrée à hauteur de 127 millions d’euros aux transports.

Pour le candidat écologiste soutenue par la majorité sortante, Jean-Marc Pasquet, il faut investir dans la rénovation de l’existant, mais aussi financer des grands projets. « Il faut recourir à de nouveaux modes de déplacement, comme le covoiturage. Pour les grands projets, il faut soutenir l’extension de la voie du T7 entre Athis-Mons et Juvisy, ou encore sur le projet de Tram-train Evry-Massy ». Un projet attendu par Marianne Duranton (UDI). « Ce projet, on l’attend toujours », regrette-t-elle. Le programme qui devait sortir de terre en 2017 a finalement été repoussé. « Il est une façon d’irriguer le département », note tout de même la candidate sur le canton de Sainte-Geneviève-des-Bois qui milite pour rénover l’existant avec l’instauration d’un plan d’urgence.

Un département irriguer verticalement, mais qui souffre du manque de liaisons horizontales. Le candidat citoyen soutenu par le MoDem Fabien Micou compte ainsi mettre l’accent sur le développement de « lignes de bus en sites propres » pour remédier à ce problème, car il est « difficile de se rendre de Brétigny à Evry facilement » par exemple. Pour le candidat du Front de Gauche, Philippe Juraver milite notamment pour « la création d’un double tunnel » à Châtelet pour désengorger le trafic. Autre aspect important selon lui, la réinstauration de « parkings gratuits à proximité des gares » et des voies de chemin de fer pour « inciter les gens à utiliser les transports en commun plutôt que leurs voitures ».

La jeunesse :

L’Essonne est un département très jeune. En effet, ce sont près de 30 % de ses habitants qui ont moins de 20 ans. Aussi, le Département met en place de nombreuses mesures pour sa jeunesse, dont la carte jeune. Aujourd’hui d’un montant de 140 euros par mois pour les 16–18 ans, est-elle amenée à disparaître ? Son montant restera-t-il inchangé ? Quelles priorités pour la jeunesse ? Les quatre candidats ont joué le jeu et répondu à cette question volontairement très large.
« Je suis plutôt favorable à la carte jeune, commente Fabien Micou. Par contre j’ai une vraie interrogation, c’est qu’elle ne soit pas soumise aux revenus des parents, elle est applicable à tous les jeunes. » Avant de rebondir de manière plus large sur la jeunesse : « Je crois qu’entre 16 et 18 ans, c’est la bonne période de la vie pour apprendre l’autonomie. Il faut aussi des dispositifs pour que les jeunes puissent monter et réaliser des projets civiques. » Évoquant la partie sud de l’Essonne, le candidat de Brétigny explique aussi qu’il faudrait aussi « mettre en place des service de proximité pour les jeunes », comme par exemple « des bus PMI itinérants. »
Philippe Juraver se concentre, lui, sur l’emploi des jeunes. « La jeunesse, malheureusement, souffre le plus des conditions d’austérité. » Et de préciser : « Évidemment que nous sommes favorables à la carte jeune. » Mais pour le secrétaire national du Parti de gauche, l’idéal serait de « réindustrialiser le département », faire aussi « revenir les services publics », pour à nouveau orienter les jeunes sur le marché de l’emploi.
Quant à Jean-Marc Pasquet, candidat soutenu par l’Assemblée départementale sortante, c’est la poursuite de l’action départementale qui prime.  » Au collège, il va y avoir le très haut débit, par exemple. Les tablettes distribuées aux collégiens marchent très bien, et nous avons de bons retours des parents. » L’élu EELV assure qu’il maintiendra la carte jeune, mais aussi les dispositifs « coups de pouce », et les aides aux stages.
Marianne Duranton, qui clôturera le débat sur ces dernières remarques, émet « des réserves sur l’efficacité de cette carte à 140 euros. » En pointant du doigt sa « vraie complexité », entre autres. Même si la candidate UMP-UDI ne nie pas le fait que « ça marche pour les permis », elle décrit un « dispositif intéressant, mais qui ne doit pas être dans la distribution. Ce qu’il faut, c’est l’aide au projets. Favoriser les études dans les universités essonniennes, au niveau des transports par exemple. »

Canton de Brétigny

– Justine GAUBIER (MoDem) et Fabien MICOU (MoDem)
– Lydie DEGRELLE-KERLOCH (FN) et Gaëtan DUSSAUSAYE (FN)
– Nicolas MEARY (UDI) et Sophie RIGAULT (UMP)
– Isabelle CATRAIN (EELV) et Michel POUZOL (PS)

Canton de Draveil

– Fabienne BELLAY (PCF) et Jean-Pierre SAUVAGE (PCF)
– Fabienne SOROLLA (DVD) et Dominique LEULIET (DVD)
– Aurélie GROS (UMP) et Georges TRON (UMP)
– Evelyne DIET (FN) et Cédric GIRAUD (FN)
– Anne-Christine POISSON (DLF) et Philippe OLIVIER (DLF)
– Rachida FERHAT (PS) et Jean-Marc PASQUET (EELV)

Canton de Massy

– Audrey MOLINA (FN) et François WARY (FN)
– Martine CINOSI (UMP) et Pierre OLLIER (UDI)
– Colette JAN (PCF) et Philippe JURAVER (PG)
– Rafika REZGUI (PS) et Jérôme GUEDJ (PS)

Canton de Sainte-Geneviève-des-Bois

– Arnaud MAREC (DLF) et Hélène BRUNG (DLF)
– Marianne DURANTON (UDI) et Claude LOURDIN (UMP)
– Lucie DEDI (FN) et Gaël FOUILLEUL (FN)
– Marjolaine RAUZE (PCF) et Fréderic PETITTA (PS)
– Annick PERRIAUD (FDG) et Bernard ETTEINGER (FDG)