Le week-end du 27 et 28 mars prochain, le festival des Agla’scènes revient pour deux jours de concerts riches en surprises. À cette occasion, Essonne Info a rencontré Christophe Lecourtois, l’un des fondateurs de cet évènement en passe de devenir un rendez-vous incontournable du département.

Partage, surprise et jeunes talents. Telle est la recette des Agla’scènes pour attirer chaque année près de 700 spectateurs sur deux jours de concerts où se côtoient talents prometteurs de l’école de musique d’Egly et étoiles montantes de la scène musicale française. Pourtant, à l’origine de sa création, rien ne prédestinait ce petit évènement à devenir un rendez-vous important du territoire.

En 2008, Christophe Lecourtois, alors membre d’un atelier de percussions au conservatoire de musique d’Egly propose aux jeunes talents de la ville de réaliser la première partie d’un concert de rock afin de mettre en avant leur potentiel et leur offrir une belle opportunité : « J’ai pensé que ça serait plus intéressant pour les jeunes de jouer devant un vrai public, et pas seulement devant leurs parents. Parce que la musique, ça se partage », déclare Christophe Lecourtois, informaticien dans la vie de tous les jours. Dès lors, le succès est au rendez-vous, plus de 200 personnes sont réunies dans la salle J.C Moulin d’Egly. Néanmoins, il faudra tout de même attendre 2010 pour que le petit concert devienne un festival plein de promesses…

Un festival florissant

Pour leur troisième édition en 2010, les Agla’scènes font le grand saut. Ils lancent un appel à candidatures auprès des groupes essonniens, élaborent une programmation composée de six noms et prennent enfin la forme d’un vrai festival de musique. Face au succès rencontré de cette nouvelle formule, les Agla’scènes étalent leur programmation sur deux jours, le vendredi et le samedi dès 2011. « Ces changements ont permis au festival d’acquérir une réputation solide, mais également d’attirer des groupes de qualité et de notoriété plus importante », explique Christophe Lecourtois, l’un des fondateurs et organisateurs du festival, avant de poursuivre « Aujourd’hui, on reçoit une quinzaine de demandes de groupes par semaine, tout simplement parce que les Agla’scènes sont désormais connus dans toute la France par le monde des artistes. C’est ce qui nous a permis de programmer des têtes d’affiche comme Puggy l’an dernier ».

Mais pour Christophe Lecourtois, si le succès est au rendez-vous, l’objectif est et restera le même qu’au départ : s’éloigner des codes traditionnels d’un festival de musique. « L’idée, ce n’est pas de faire du remplissage à tout prix. Ce qu’on veut, c’est que les artistes soient bien chez nous et que le public soit surpris à chaque édition. On veut qu’ils viennent aux Agla’scenes pour découvrir quelque chose », explique-t-il. Et ce millésime 2015 réservera bien des surprises puisqu’un graffeur et des troupes de danses s’inviteront au festival. Toutefois, si Christophe Lecourtois assure que les Agla’scènes sont en capacité de produire chaque année un évènement de cette ampleur, un manque de budget pourrait bien freiner son envol…

Une évolution remise en cause par la crise

« C’est la crise et on le ressent », lance Christophe Lecourtois. L’homme déplore l’existence d’un cercle vicieux dont le festival peine à se sortir. « On a du mal à faire venir les gens donc on a moins de recettes, les sponsors sont par conséquent plus durs à aller chercher et les pouvoirs publics sont plus durs à convaincre. En définitif, on a un budget revu à la baisse pour communiquer sur l’évènement et ça nous empêche d’étendre notre rayonnement », regrette l’organisateur. La boucle est bouclée, ou pas tout à fait. Avec 17 000 euros de budget au total, le festival peut tout de même compter sur une équipe de 80 bénévoles, dont une vingtaine de professionnels chargés de la partie technique.

« Avec un budget plus conséquent, on pourrait avoir un beau festival en Essonne. Il suffirait sur les deux soirs d’avoir deux têtes d’affiches connues. Mais ça, ça ne dépend pas que de nous… », déclare l’organisateur. Aujourd’hui, Christophe Lecourtois en appelle donc à la mobilisation des pouvoirs publics, du Conseil général comme de la Communauté de communes de l’Arpajonais afin d’augmenter le rayonnement du festival et de faire des Agla’scènes l’un des rendez-vous les plus attendus en Essonne. « On veut continuer notre progression et organiser un très grand événement pour les Essonniens », conclue Christophe Lecourtois avant de lancer, à quiconque voudra bien l’entendre, « Et pourquoi pas un très beau festival au Château de Chamarande ?… ».

Découvrez le teaser de cette édition 2015 :

Informations pratiques :

Les Agla’scènes, à la salle JC.Moulin d’Egly le 27 et 28 mars 2015

Programmation du vendredi 27 mars à partir de 20h : Milou Leïz (rock psychédélique) et Ambre 9 (reprises funk et disco), avec la participation de l’atelier danse du CLCE.

Programmation du samedi 28 mars à partir de 17h : Soulfakers (pop rock), Dancers in Red (rock), Les cahiers d’Auré (chanson française), The Musik Base Project (mélange de plusieurs influences allant du reggae au jazz en passant par le rock), avec la participation de l’atelier rock du CLCE et d’AJC ça Jazz.

Tarifs : plein 8€ le vendredi et 14€ le samedi / étudiants demi tarif / gratuits pour les –12 ans