Ouvert à l’automne 2014, le Centre de recherche clinique et translationnelle sud-francilien (CRCT) est situé sur Corbeil Essonnes. Sa particularité: il représente un lien direct entre médecins, patients, laboratoires de recherche et entreprises. Il est officiellement inauguré ce mardi matin.

Génopole

Financé par la région Ile-de-France, le Conseil général de l’Essonne et l’Union européenne (projet Feder porté par la Communauté d’agglomération Seine Essonne), le projet est aménagé sur une surface de 2 700 m2 sur le campus 1 de Genopole. Ce centre unique en France, où se joueront entre autres les progrès de la génétique, représente une innovation en termes de structure et de recherche. « Sans s’y restreindre, le CRCT mettra la priorité sur les projets de recherche localement développés dans le domaine des biothérapies. La priorité est mise sur les maladies génétiques rares (avec le soutien de l’AFM-Téléthon) et sur les maladies chroniques comme le diabète, les maladies cardio-vasculaires ainsi qu’ostéo-articulaires », précise le Genopole.

Les premiers travaux sont dores et déjà prévus : en juillet 2015, une première équipe de chercheurs entamera des travaux sur les cellules souches au CRCT. A terme, des médecins seront également amenés à travailler au centre, le tout en étroite collaboration avec les scientifiques. Car en effet, chercheurs, industriels et praticiens hospitaliers cohabiteront ensemble au sein de cette infrastructure innovante, en mettant en place une recherche appelée « translationnelle ». L’objectif ? « Créer une dynamique entre tous les acteurs de la santé », précise le site internet du CRCT. Au quotidien, tous les acteurs de la structure sont donc impliqués dans la recherche sur les nouvelles thérapies ; et cette manière de travailler, inédite, vise à faciliter leur application médicale et appliquer au plus vite les traitements sur les patients. Des opérations facilitées par la proximité de l’hôpital sud-francilien de Corbeil.

Innovations thérapeutiques, thérapies cellulaire, génique ou avec les nanotechnologies, seront toutes traitées au cœur de cet ensemble, qui peut accueillir une centaine de chercheurs. Les travaux d’aménagement, qui se poursuivent dans les mois à venir, ne sont pas tout à fait finis. Reste à aménager la zone des laboratoires, l’imagerie, ou encore finir la plateforme d’utilisation thérapeutique des cellules souches.