Il planait une interrogation sur l’avenir de ce festival qui s’empare chaque année des rues d’Étampes. Aujourd’hui, le futur du festival Trace Ta Root est quasiment assuré suite à un nouvel engagement des collectivités locales en sa faveur.

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Chaque année depuis plus d’une décennie, les rues de la capitale du Sud-Essonne sont le théâtre d’une agitation tout à fait particulière. L’espace d’un week-end, l’équipe de l’association Trace Ta Root organise son festival qui prend vie dans les rues d’Étampes. Un vrai vent de folie s’empare ainsi de la ville depuis 2003. « Nous faisons littéralement bouger la ville pendant ces deux jours », résume Charlotte Jurin, la présidente de l’association. Car cette manifestation a bien évolué en douze ans. « Au départ, cela se faisait sur un jour. Nous investissions les bars pour y jouer des petits concerts. Puis d’année en année, nous avons rajouté d’autres cordes à notre arc », rappelle la membre de l’association.

Trace Ta Root aujourd’hui, c’est de la musique, de la peinture, des arts plastiques, ainsi qu’un festival. Il a d’ailleurs fallu rajouter un jour de plus à cette manifestation festive pour pouvoir organiser ce festival, devenu un des moments phares de l’événement.

Pourquoi ce festival qui se tient traditionnellement au printemps fait-il parler de lui en plein mois de janvier ?

Craintes sur les subventions

La réponse, c’est que son avenir était plus que menacé. En 2014 déjà, ce festival avait failli ne pas avoir lieu. « Nous n’avions pas perçu comme à l’accoutumée de subventions de la part des collectivités locales en 2014. Nous avions dû puiser dans nos économies pour permettre au festival de se produire de nouveau », relate la présidente de l’association Trace Ta Root. Les bénévoles du festival avaient ainsi réuni les quelques 4 000 euros qu’ils manquaient pour pouvoir assurer la tenue du festival. « Nous avions dû faire avec les moyens du bord pour éviter les dépenses de trop », se souvient Charlotte Jurin.

Cette année, pour la douzième édition, rebelote. Les subventions se faisant attendre, l’association Trace Ta Root a choisi de lancer une pétition, demandant la rétribution d’une subvention de 3 000€ pour maintenir son festival. « Nous en sommes arrivés là, faute d’avoir pu nouer un dialogue plus tôt avec les différents services de la municipalité », regrette Charlotte Jurin.

Après avoir recueilli pas moins de 800 signatures en quelques semaines, la municipalité étampoise qui finançait jusque-là le festival s’est chargée du dossier. « La vie culturelle est devenue une compétence gérée par la communauté de communes de l’Étampois Sud-Essonne, explique le maire d’Étampes Franck Marlin. Certaines compagnies sont ainsi en résidence à l’intercommunalité et non plus avec la ville d’Étampes ». Toutefois, cela n’explique pas totalement la raison pour laquelle l’association s’est vue retirer ses subventions.

« Le festival a sa place à Étampes »

« Il est vrai que nos collectivités doivent se serrer la ceinture en ce moment, car elles perçoivent également moins de subventions de la part de l’Etat. Seulement, cela ne veut pas dire que nous avons coupé les fonds à cette association pour cette raison. Loin de là, poursuit Franck Marlin. Trace Ta Root anime formidablement la commune. Ils ont pleinement leur place dans le paysage de la ville. La vraie raison de cette absence de subvention doit être un simple problème au sein de nos services que nous allons tout de suite régler ». Assurant que les coupes budgétaires ne s’appliqueront pas sur le festival, le député-maire de la commune s’est positionné sur la reprise du subventionnement de l’événement avec le président de la communauté de communes, Jean-Pierre Colombani.

Bien qu’aucun montant n’ait été précisé après les premières rencontres, le festival qui était financé à l’époque plus de 7 000€ par la commune connaîtra certainement le prix de sa nouvelle subvention au début du printemps. Un vrai soulagement pour les organisateurs qui pensent déjà à la programmation de cette douzième édition qui se tiendra le 23 mai prochain.