L’Essonne fait désormais partie des meilleures collectivités françaises selon la notation Vigeo en matière de «  Performance Développement Durable globale  ». Le jeudi 11 décembre dernier, le Conseil Général a annoncé le financement de six projets à bénéfices environnementaux et sociaux pour un montant de 40 millions d’euros.

Le département s’est mis au vert et ça lui réussit. Il est le premier en France à avoir émis une obligation verte et responsable, c’est-à-dire un emprunt en faveur de l’environnement et du social réalisé en grande partie en partenariat étroit avec des investisseurs socialement responsables. Le Conseil général, présidé par Jérôme Guedj vient de financer six projets, parmi lesquels se trouvent le projet de transport en commun en site propre sur le plateau de Saclay ou encore le projet d’extension et de restructuration du collège Charles Péguy à Morsang-sur-Orge. Le tout, financé à hauteur de 75% auprès d’investisseurs socialement responsables.

L’Investissement socialement responsable – ou ISR – est une démarche de mobilisation de capitaux, à condition que le projet défendu soit caractérisé par un impact positif en terme social ou environnemental. Apparu en même temps que le développement de la Responsabilité sociale des entreprises (RSE), il mobilise des financeurs qui veulent voir leur argent placé dans des projets qui ont du sens et des valeurs. Des agences de notation dédiées à la RSE sont alors nées afin de mesurer les performances sociales et environnementales des entreprises et collectivités qui postulent à ces ISR, à l’image de Vigeo.

Pour Jérôme Guedj, les maîtres-mots de cette démarche étaient « Innovation, performance et développement ». Le Conseil Général avait alors trois objectifs : « Un financement innovant qui corresponde à [sa] politique volontariste sur le développement durable. Un financement performant et sécurisé grâce à un taux fixe de 2,08% concourant à une charge financière favorable de la dette. La réalisation d’équipements au service de la population et du développement ». Chaque année, le Conseil général présentera donc des indicateurs du suivi financier, environnemental et social ainsi que des éléments concernant la gouvernance de chacun des six projets.