Essonne info est allé à la rencontre de Dimitri Bonte et de Vincent Oger. Ces deux horticulteurs, passionnés par la beauté des orchidées, sont depuis un peu plus d’un an les gérants de leur propre entreprise baptisée « Les Orchidées du Val d’Yerres » située à Brunoy.

Légende. (LS/EI)

Dimitri Bonte et Vincent Oger dans leur temple de l’orchidée. (LS/EI)

Ils ont fait leurs armes durant de longues années aux côtés d’une pointure en matière d’orchidées, Marcel Lecoufle. Au chômage technique en décembre 2011 suite à la fermeture du magasin qui les employait alors, Dimitri Bonte et Vincent Oger ont pris la décision de se lancer en duo. Après de longues recherches pour trouver des serres disponibles en région parisiennes, ils finissent par s’établir dans la petite commune de Brunoy le 9 septembre 2013.

Silence, ça pousse !

« Aujourd’hui, on compte plus de 30 000 espèces d’orchidées dans la nature », explique Dimitri. Aux « Orchidées du Val d’Yerres », les deux acolytes à la main verte proposent pas moins de 300 espèces d’orchidées différentes à la vente tout au long de l’année. Et dans leur temple fleuri de 300 m2, Dimitri et Vincent partagent leur temps entre l’entretien d’orchidées classiques de haute qualité, le plus souvent importées d’autres magasins, et la culture d’espèces botaniques plus rares, qu’ils démultiplient afin de les vendre par la suite.

Les trois gigantesques serres des deux horticulteurs abritent des centaines d’espèces d’orchidées différentes ainsi que d’autres variétés de plantes pour les fins collectionneurs, à l’image des fleurs cobra (voir diaporama). Et comme chaque espèce d’orchidée a des besoins différents, Dimitri et Vincent les ont répartis dans deux serres distinctes : une serre chaude, où près de 1500 variétés habituées à pousser en plaine attendent d’être multipliées, et une serre froide où cohabitent des variétés plus rares, poussant généralement en altitude, avec d’autres types de plantes. La troisième serre quant à elle, sert de boutique.

La boutique de Dimitri et Vincent
Un Brassada Mivada (à gauche) et un Encyclia cochleata (à droite)
Un Masdevallia exquisita (à gauche) et un Masdevallia Rose Mary (à droite)
Un Masdevallia Sugar Baby (à gauche)
Des orchidées à faire pousser sur des écorces
Plante Cobra

Le duo s’est même lancé depuis quelques mois dans la création de nouvelles variétés : « Le processus est assez long, mais l’intérêt de croiser des espèces entre elles, c’est de trouver de nouvelles fleurs avec des variations au niveau de la couleur, du parfum, etc. », déclare Vincent. Toutefois, il leur faudra tout de même patienter entre 4 et 8 ans pour espérer découvrir le résultat d’un croisement. En attendant, Dimitri et Vincent n’hésitent pas à faire le tour de l’Europe à la recherche de nouvelles orchidées qu’on trouve nul part ailleurs.

Des orchidées à l’air du 2.0

Depuis février dernier, « les orchidées du Val d’Yerres » propose de commander des orchidées via le site internet de l’entreprise (www.lesorchideesduvaldyerres.fr). Celles-ci sont non-fleuries, à cultiver pas à pas chez soi. Dimitri et Vincent sont par ailleurs reconnus au-delà des frontières françaises puisqu’ils ont déjà exporté leurs orchidées en Guyane, en Martinique et plus récemment en Nouvelle-Calédonie. Et outre une foule de conseils concernant l’entretien des orchidées, le duo propose également de participer à différents ateliers d’environ une heure (cours d’art floral, cours de culture à 7,50€, de rempotage et cours sur les parasites et maladies des orchidées), dont la description se trouve sur le site.

Informations pratiques :