A quelques jours du premier tour des élections cantonales, les candidats affutent leur dernières actions de campagne pour convaincre les habitants des 21 cantons renouvelables du département. L’opposition départementale mise sur les problématiques locales pour réussir à porter ses candidats au sein de l’instance départementale.

On attendait la sortie d’un programme départemental, à droite de l’échiquier politique. Les différentes formations de l’opposition départementale, dont l’UMP et le Nouveau Centre, ont choisi de se présenter aux électeurs avec des programmes locaux, térritorialisés par canton. La majorité présidentielle mise sur ses personnalités locales, implantées ou bien parie sur de jeunes candidats, pour faire basculer le département à droite.

En guise de programme, il y a finalement eu le Livre noir du Conseil général de l’Essonne (lire notre article), recueil de critiques à l’encontre de la majorité de gauche au CG, en place depuis 13 ans. Cependant, l’opposition de droite au département n’a pas édité de programme essonnien en vue du scrutin des cantonales. De là à dire qu’aucune proposition n’est émise, il n’y a qu’un pas, mais plusieurs thèmes de campagne font jour, au niveau des différents candidats sur leur territoire.

La droite parle de sécurité

Comme pour caler aux débats nationaux, la question de la sécurité revient régulièrement dans les programmes des différents candidats UMP ou NC. Certains proposent ainsi la mise en place de vidéo-surveillance devant les collèges, gérés par le département. La sécurité tient également lieu de campagne d’affichage pour l’UMP, qui colle : « PS = Laxisme, FN = Outrance, avec l’UMP, choisissez la fermeté » dans plusieurs cantons essonniens.

L’affiche éditée par le parti présidentiel résume assez bien la situation. Celle d’un parti qui craint la montée du FN sur sa droite, et qui cherche à déstabiliser une majorité de gauche au CG, présidé par les socialistes. Pour cela, elle compte sur l’appui de personnalités nationales, dont plusieurs ministres, qui effectuent des déplacements en Essonne pour aider les candidats labellisés « Essonne Avenir » , du nom du groupe UMP et apparentés à l’assemblée départementale.

Samedi matin, la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche Valérie Pecresse, se rendra une nouvelle fois sur un marché essonnien, pour apporter son soutien au candidat UMP Frédéric Rose à Juvisy. Ce dernier, avec la candidate du canton d’Athis-Mons Christine Rodier, a par ailleurs reçu le soutien du parti Chasse, Pèche, Nature et Tradition (CPNT) pour ce scrutin.