Ce dimanche 7 décembre, les habitants de la Ferté-Alais étaient invités à élire leur maire suite à l’invalidité du scrutin de mars. Marie-Annick Pière l’emporte pour la troisième fois avec plus de 60% des suffrages.

17h30 ce dimanche 7 décembre, les rues de la Ferté-Alais sont plus animées qu’à l’accoutumée. Et pour cause, les Fertois étaient appelés aux urnes pour élire leur nouveau maire. Comme pour les 36 000 autres communes de France, les habitants de la Ferté-Alais avaient élu leur maire en mars de cette année. Seulement, ce scrutin qui avait vu la victoire au premier tour de la liste conduite par Marie-Annick Pière (SE) avait été annulé par le Tribunal administratif. Cause de cette annulation : une irrégularité détectée au sein du bureau de vote principal. Au soir du 23 mars, la maire aurait, selon ses opposants, pris la décision « d’interdire l’accès au bureau de vote dès 19h45 », affirmait Caroline Parâtre, quelques heures après avoir appris la validation par le Conseil d’Etat du recours qu’elle avait déposé. « Elle n’a pas laissé entrer les derniers votants, et le dépouillement doit être public » souligne-t-elle.

Suite à cela, une délégation spéciale avait été mise en place par la Préfecture de l’Essonne, début novembre dans cette petite bourgade de près de 4 000 habitants. Conduite notamment par Jean Delannoy qui avait administré la commune de Corbeil-Essonnes par deux fois en 2009 et 2010, cette délégation avait pour rôle « de gérer les affaires courantes de la commune et d’organiser le bon déroulement des élections municipales », explique-t-il.

Ce dimanche 7 décembre se sont donc déroulées les élections municipales partielles. Pour ce nouveau scrutin, trois listes avaient enregistré leur candidature en Préfecture. Outre celles de la maire sortante Marie-Annick Pière et celle de la conseillère générale Caroline Parâtre, une troisième liste conduite par Mireille Chassagne s’était proposée au suffrage des Fertois.

Une large victoire pour Pière

 

Peu avant la fin de ce scrutin fixée à 18h, les habitants de la commune commencent peu à peu à se rendre vers les trois bureaux de vote que compte la ville. « Je viens un peu avant histoire de juger si les bureaux ne sont pas fermés », ironise un homme un quart d’heure avant la fin du vote, pour faire référence à l’expérience vécue en mars dernier. Pourtant cette fois-ci, la délégation spéciale n’a pas enregistré d’irrégularités. Le dépouillement peut donc commencer avec son lot de stress pour les différents colistiers.

Outre la victoire pour l’une des listes, l’autre enjeu était aussi « de sensibiliser les gens pour qu’ils viennent voter », assure l’ancien maire Philippe Autrive, aujourd’hui colistier de Marie-Annick Pière. Au total, à peine plus d’un Fertois sur deux s’est déplacé pour élire son nouveau maire, ce qui est tout de même jugé « satisfaisant » par ce dernier.

Finalement, plus de trois heures après la fin du scrutin, les résultats tombent et ils sont sans appel. « La liste conduite par Marie-Annick Pière récolte 801 voix, contre 425 pour la liste de Caroline Parâtre et 87 pour celle de Mireille Chassagne. La liste de Madame Pière est donc élue au premier tour », annonce Jean Delannoy. Une victoire écrasante pour la maire sortante qui l’emporte avec une large avance sur ses adversaires du jour. « Ma liste a obtenu près du double de celle de Madame Parâtre, se félicite Marie-Annick Pière très émue. Mes premières pensées vont aux Fertois qui m’ont renouvelé leur confiance pour la troisième fois après 2009, mars 2014 et donc aujourd’hui ».

Une victoire nette, d’autant plus que la maire sortante accentue son avance par rapport au scrutin de mars dernier. « Nous avons quasiment gagné 10 points de plus, se félicite Philippe Autrive. Cela se traduira par l’obtention de nouveaux sièges au conseil municipal au détriment de l’opposition ».

Une vice-présidence dans le viseur ?

Forte de ce résultat, l’édile souhaite également briguer un poste de vice-présidente de la communauté de communes du Val d’Essonne (CCVE). « Avec 61% des voix, je pense que je dois obtenir un poste de vice-présidente pour pouvoir représenter la ville de la Ferté-Alais », confie Marie-Annick Pière. Toutefois, le poste envié est déjà occupé. Sa titulaire n’est autre que Caroline Parâtre. « Avec 32% des suffrages en sa faveur, je doute fortement de la légitimité de Madame Parâtre en tant que vice-présidente de la CCVE. C’est pourquoi je demanderai un nouveau vote lors du prochain conseil communautaire », conclut la nouvelle maire.

Ainsi, la nouvelle maire de la Ferté-Alais sera intronisée par les élus lors du prochain conseil municipal. D’ici là, la délégation spéciale assurera une fois de plus l’intérim avant la prise de fonction de Marie-Annick Pière.

Malgré nos sollicitations, Caroline Parâtre n’a pu être jointe avant la parution de cet article.