Dans le cadre de la rénovation des gares d’Evry-Courcouronnes et du Bras-de-Fer, la SNCF en partenariat avec la mairie d’Evry tapissent les murs des photographies de Lionel Antoni. 

Le photographe Lionel Antoni devant un de ses clichés. (Mathieu Miannay / EI)

Le photographe Lionel Antoni. (Mathieu Miannay / EI)

Samedi 6 décembre à 11h30 se déroulera l’inauguration de la rénovation des gares d’Evry-Courcouronnes et du Bras-de-Fer, en présence du premier ministre Manuel Valls. La singularité de l’événement réside sans aucun doute par la présence sur les murs des photographies géantes du photographe Lionel Antoni.

Un succès sur les réseaux sociaux

Depuis maintenant quelques semaines les nombreux voyageurs de la ligne D du RER, traversent la gare au milieu de posters ou toiles de plusieurs mètres qui ornent murs, colonnes, escaliers. La nouvelle s’est répandue très rapidement par le jeu des réseaux sociaux.

« Les gens ont partagé et laissé beaucoup de commentaires » raconte Lionel Antoni, « ils disent que ça redonne de la vie à la gare, que ça change des panneaux publicitaires. Certains se reconnaissent dessus et en sont fiers. Toutes ces réactions me font énormément plaisir« .

Le choix de ses photographies est une consécration à la fois du travail et de l’engagement de Lionel Antoni. L’installation n’est pas sans rappeler le travail de l’artiste JR, avec ses nombreux portraits gigantesques recouvrant les façades des immeubles, des favelas ou plus récemment de la voute du Panthéon. Mais pour Lionel Antoni, qui ne vient pas du street-art, l’engagement se situe ailleurs… il est avant tout humain, de par son travail d’auteur et professionnel.

Un rêve qui se réalise ?

Photojournaliste de formation, il s’intéresse avant tout pour la forme du reportage à dimension sociale et humaine. Il s’est notamment illustré par de nombreux travaux au cours de voyages en Afrique : Burkina Faso, Mauritanie ou encore le Niger. Mais Lionel Antoni est également connu par beaucoup d’essonniens par les images qu’il réalise depuis plus de quinze ans dans le territoire. A l’occasion d’un travail réalisé au Bois Sauvage (lire notre article), Lionel Antoni nous avait exprimé son souhait de pouvoir exposer en extérieur, au sein même de la ville. L’idée est d’apporter une photographie aux habitants en intégrant celle-ci au paysage urbain, leur environnement, et donc leur lieu de vie. Ce dispositif permettrait aux habitants de se réapproprier symboliquement leur environnement et une représentation d’eux-mêmes.

Alors peut-être qu’en gare d’Evry-Courcouronnes, nous continuerons de voyager au cœur d’un récit de notre territoire, à travers ces images familières qui changent notre perception du quotidien.