Départementales 2014. À quatre mois des élections départementales, le parti de Nicolas Dupont-Aignan Debout la France (DLF) a présenté une partie de ses candidats. L’enjeu pour le parti est double : proposer une alternance et participer au renouvellement de la classe politique.

Debout la France - DFL - NDA- Nicolas Dupont-Aignan

Ca y est c’est maintenant officiel, les dates qui circulaient depuis de nombreuses semaines ont été validées par l’Hémicycle en début de semaine. Ces dates, ce sont celles des élections départementales. Elles se tiendront un an quasiment jour pour jour après le dernier scrutin municipal, soit les 22 et 29 mars prochain. A maintenant quatre mois de cette nouvelle échéance électorale, les tractations vont bon train. Les formations politiques ou autres démarches citoyennes non étiquetées commencent peu à peu à présenter le nom de leurs candidats. Les différents binômes, qui sont la nouveauté de ce scrutin, émergent doucement sur les différents cantons que compte le département.

Ce jeudi 27 novembre, un parti a choisi d’annoncer une première salve de candidats. Il s’agit du parti de Nicolas Dupont-Aignan, Debout la France (DLF). L’ancien Debout la République (DLR), devenu DLF suite à un congrès sur Paris à la mi-octobre a ainsi brisé la glace en révélant l’identité d’une partie de ses candidats.

« Recentrer le CG sur ses missions premières »

 

Pour le moment, 13 des 21 cantons essonniens ont été ciblés par DLF. « Il y en aura sans doute d’autres dans les prochains jours », annonce Nicolas Dupont-Aignan, même s’il assure que son mouvement ne sera pas représenté dans la totalité des cantons. « Nous n’irons pas dans tous les cantons, mais dans 15 ou 16 d’entre eux. Nous avons une démarche sérieuse et cela explique que nous n’irons que là où nous avons de bons candidats et des chances de victoires », confirme celui qui est aussi député-maire de Yerres.

Porté par leur résultat lors des dernières élections européennes avec 4,2% en métropole le mouvement « que certains appelaient le parti au 2% », rappelle Nicolas Dupont-Aignan, part à la conquête du Conseil général de l’Essonne avec beaucoup d’ambition. « Nous avons réalisé notre meilleur score lors des Européennes en Essonne », poursuit NDA avec 7,1% des suffrages exprimés « ce qui nous a placé devant des partis comme le Front de Gauche ».

Absent des dernières élections municipales, le parti de Nicolas Dupont-Aignan se lance dans la bataille pour le CG avec un objectif principal : « recentrer le Conseil général sur ses missions premières », indique NDA. « Le CG socialiste a échoué, ajoute-t-il. Ils avaient beaucoup de promesses et ils ne les ont pas tenues. Pour ce qu’il en est des priorités et actions mises en œuvre, elles sont profondément contraires aux intérêts des Essonniens ».

La conseillère générale de Yerres Nicole Lamoth n’hésite pas à tirer à boulet rouge sur la majorité dirigeante. « Outre le fait que les subventions accordées aux collectivités territoriales diminuent, les finances du CG sont basses en partie à cause des choix pris par la majorité qui ne sont pas ceux que je défends, notamment sur le point du handicap ou encore des transports scolaires pour ne citer qu’eux ». Ainsi, les différents candidats de DLF veulent « remettre les transports, les aides aux communes ou l’aide sociale comme priorités du Conseil général. Nous voulons du solide et bien assurer ce qui doit être bien assuré », avance Nicolas Dupont-Aignan.

« Faisons un grand ménage en Essonne »

L’autre but de ces candidatures dans les cantons essonniens pour NDA est de procéder à un renouvellement de la classe politique. Parmi la liste des premiers candidats chefs de file de Debout la France, « aucun n’est professionnel de la politique », note Laurent Jacobelli, secrétaire général adjoint de DLF et candidat sur le canton d’Athis-Mons. L’idée est de « présenter une vraie alternative à la gestion actuelle. Une alternative modérée et droite dans ses bottes avec des personnes de la société civile, qui vivent le quotidien des Essonniens », analyse Laurent Jacobelli.

Pour le président de DLF, le but est clair : « faisons un grand ménage en Essonne ! Il y a besoin de renouveau, de nouvelle génération et je le dis d’autant plus que je ne serai pas candidat. Il s’agit de faire appel à des personnalités intègres afin d’éviter de tomber dans les travers actuels et de l’ancienne garde ». Car pour lui, l’équation est simple. « Depuis trop longtemps, le CG est un jouet que se partage le PS et l’UMP. Ils ne servent que leur propre intérêt au détriment de celui des Essonniens. Notre but est de proposer aux électeurs un autre choix et des autres pratiques ».

Nicolas Dupont-Aignan comptera ainsi sur de nombreuses personnes qui seront candidates pour la première fois. Ces « novices » de la politique auxquels se joindront des élus comme Eric Houët, conseiller municipal à Palaiseau, l’ancienne eurodéputée Anne-Christine Poisson, ou encore le binôme Nicole Lamoth, conseillère générale sortante et Olivier Clodong maire-adjoint à Yerres, pourraient voir venir dans leurs rangs un maire nouvellement élu. Il s’agit de Georges Pujals, maire d’Epinay-sous-Sénart. « Il réfléchit encore et n’a pas pris sa décision finale. Cependant, j’aimerai qu’il soit candidat », avoue NDA.

Avec cette équipe qui s’étoffera comme pour les autres formations politiques au cours des semaines, Debout la France espère obtenir de bons résultats. Il reste toutefois un facteur de taille à régler avant de penser au résultat : mobiliser les électeurs pour un scrutin où l’abstention ressort souvent vainqueur. « C’est pourquoi nous serons en campagne dès la semaine prochaine », confie Nicolas Dupont-Aignan.

Canton Nom
Arpajon Martine Croizet
Athis-Mons Laurent Jacobelli
Brétigny-sur-Orge Cédric Châtelain
Corbeil-Essonnes Anne-Christine Poisson
Etampes Gilles Nougaret
Evry Claire Jamroz
Longjumeau Lisa Haddad
Massy Patrick Mignon
Palaiseau Eric Houët
Sainte-Geneviève-des-Bois Arnaud Marec
Savigny-sur-Orge Hélène Brung
Yerres Olivier Clodong et Nicole Lamoth
En attente
Epinay-sous-Sénart Georges Pujals