Le Conseiller général (UMP) du canton de Mennecy a mis en ligne mercredi dernier, son « Livre noir du Conseil général de l’Essonne ». En 35 pages, il commente le bilan de la gauche. Le Parti socialiste estime qu’il s’agit d’un « vide sidéral ».

En course dans la dernière ligne droite des élections cantonales, l’UMP lance l’offensive contre le bilan de la majorité départementale de gauche. Dans un document de 35 pages, intitulé « Livre noir du Conseil général de l’Essonne », Patrick Imbert (UMP) dénonce la « faillite au bord de laquelle la majorité socialiste actuelle nous laisse après 13 ans d’une gestion cataclysmique ». De son côté, le Parti socialiste estime que « la droite est sans projet et son seul recours pour exister est de multiplier les attaques mensongères sur l’action quotidienne de la majorité départementale de gauche ».

« Notre département recule alors qu’il a tant d’atouts »

Fiscalité, transports, jeunesse, santé, handicap, social, personnes âgées, emploi, économie… Le Conseiller général du canton de Mennecy revient sur « 13 ans de gestion socialiste » du département. « Depuis 10 ans que je siège au Conseil général de l’Essonne, je vois le service public départemental se dégrader », écrit-il en éditorial. Dans les pages de son livre noir, Patrick Imbert « aspire » seulement à « offrir plus de vérité et de respect aux citoyens ».

Et selon l’édile, la vérité est simple. Elle réside notamment dans « l’ascension des impôts », avec un taux qui aurait triplé durant les trois dernières années, servant uniquement à « éponger les dettes contractées par une gauche dépensière, résultat d’une gestion irréaliste qui dure depuis 1998 ». Ironie du sort, selon certaines sources, le Conseil général de l’Essonne, aurait récemment fini de rembourser les dettes contractées par l’ancienne majorité RPR (aujourd’hui UMP), présidée par Xavier Dugoin. L’ancien président ayant perdu son poste suite à plusieurs affaires politico-financières.

« Les 20 mensonges de l’UMP 91 »

Réponse cinglante du Parti socialiste : « Ce document qui a besoin de parures esthétiques pour habiller le vide sidéral qui entoure sa conception est surtout un pétard mouillé (…) qui ne cache pas les déchirements de la droite départementale et surtout son absence totale de projet ». Pour le parti majoritaire en Essonne, le document du Conseiller général UMP fait partie des « initiatives désordonnées d’individualités plus désireuses de se mettre en valeur au sein d’un appareil partisan que de servir l’intérêt général » .

Souhaitant s’inscrire dans le débat démocratique, Michel Berson, le président du Conseil général et Jérôme Guedj, son probable successeur, répondent point par point à leurs détracteurs. Sur la question des taux d’imposition, la gauche annonce seulement « une augmentation de 29,9% (…) en 14 ans ». Ce qui correspondrait à une « moyenne annuelle de 1,85%, soit le niveau de l’inflation sur la période », indiquent-ils.  Les socialistes n’hésitent d’ailleurs pas à rappeler l’UMP à son propre bilan avec une « hausse de 46% sur la période 1992–1998, décidée par la majorité RPR/UDF de Monsieur Xavier Dugoin, aujourd’hui bon camarade de Patrick Imbert (…) au sein de l’UMP ».