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Alors que le Tour de France s’apprête à venir à Évry, le tout jeune retraité du cyclisme Jérémie Galland revient sur sa carrière, ses victoires et ses émotions sur un vélo. Retour sur le parcours de cet Essonnien qui aura pris part au Tour de France 2011.

Tour de France

Quand on parle de vélo en Essonne, il y a un nom qui revient très fréquemment. Celui de Gallopin. Alain, Guy, Joël et plus récemment le jeune Tony Gallopin, bref, une grande fratrie qui ne compte déjà plus le nombre de participation au Tour de France. Toutefois, il ne faudrait pas que cette famille occulte les autres talents présents sur notre territoire. Outre le spécialiste des classiques Yoann Offredo, le grimpeur de poche de l’équipe FDJ.fr Kenny Elissonde et l’ancien champion de France, aujourd’hui retraité, Dimitri Champion, l’Essonne abrite aussi l’Évryen Jérémie Galland.

Auteur d’une carrière auréolée de succès, d’une sélection au Tour de France, mais aussi de blessures, l’Essonnien retiré des pelotons depuis près de six mois revient sur les moments forts de sa vie de coureur professionnel à quelques jours du passage du Tour à Évry, la ville qu’il aura habitée tout au long de sa carrière.

Un coureur de talent

Aujourd’hui, Jérémie Galland est un jeune retraité de 31 ans qui a fraîchement raccroché le vélo. Une carrière courte, certes, mais qui est marquée de victoires et de nombreuses places d’honneur pour ce coureur qui aura passé une bonne partie de son temps au service de ses leaders.

Il y a plus de dix ans de cela, il faisait partie des meilleurs espoirs du département. Et ses premières armes, il va les faire du côté de l’EC Montgeron-Vigneux, son « club de toujours », rappelle l’ancien coureur pro. «  Je l’ai quitté vers l’âge de 19–20 ans, poursuit-il. Mon niveau évoluait vite et le club ne me permettait plus de passer en catégorie supérieure. C’est pourquoi j’ai dû le quitter et je me suis lancé dans une carrière  professionnelle par la suite. Mais, il restera toujours mon club de cœur ».

Après quelques stages dans les grandes équipes françaises du moment, comme la Cofidis, Jérémie Galland signe son premier contrat en 2007 dans la formation Auber 93, dirigée par Stéphane Javalet. Un court passage dans cette équipe située en division continentale qui s’est conclu par un recrutement au sein de la toute nouvelle équipe Besson Chaussures, coachée par Stéphane Heulot.

C’est dans cette dernière équipe qui changera plusieurs fois d’appellations (ndlr : deviendra Saur-Sojasun) qu’il effectuera la majeure partie de sa carrière et engrangera ses premiers succès professionnels. Spécialiste des courses au relief accidenté, le puncheur évryen remporte successivement le Grand Prix de Plumelec 2009, comptant pour la Coupe de France, une étape du Tour du Limousin ou encore le classement général des Boucles de la Mayenne en 2010.

De bons résultats qui ont permis au puncheur essonnien de figurer dans l’équipe de France pour les championnats du monde. « J’ai été sélectionné deux fois, explique-t-il avec fierté. En 2011 à Copenhague en tant que remplaçant, puis en 2012 pour figurer dans l’équipe titulaire. Cependant, je me suis cassé la clavicule une semaine avant au Tour de Grande-Bretagne, je n’ai donc pas couru l’épreuve qui se déroulait à Valkenburg aux Pays-Bas ».

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« Le Tour de France, une course à part »

Dans une carrière de cycliste professionnel, il y a le Tour de France et le reste de la saison. Réputée comme étant la course la plus dure du monde, celle que l’on appelle aussi la Grande Boucle et une compétition inoubliable pour ses participants. C’est le cas pour Jérémie Galland qui y a pris part une fois en 2011. Un résultat « anecdotique » au classement général pour l’Essonnien qui a fini 138e au classement général final. « Je devais aider mon leader Jérôme Coppel. En plus, je l’ai fait en étant malade », ironise Jérémie Galland.

Ce Tour reste tout de même un « excellent souvenir » pour lui. « C’est une course à part, c’est une énorme machine au niveau sportif, médiatique, au niveau du monde sur les routes. Bref, c’est plus qu’un  événement sportif. Le Tour c’est un peu comme les JO des autres sports ». Un souvenir inoubliable pour lui, d’autant plus qu’il a été père d’une petite fille deux jours avant le départ. « En plus de cette émotion particulière, l’ambiance dans l’équipe était magique. C’était comme faire le Tour avec ses meilleurs amis ».

Tour de France

« Contraint et forcé de prendre ma retraite »

Pourtant, Jérémie Galland ne disputera pas d’autre Tour de France. Pire encore, sa carrière prend fin brutalement en fin de saison 2013 alors qu’il était en contrat jusqu’en fin 2014. « Le principal sponsor a choisi de ne pas repartir pour une année supplémentaire. Seulement, l’encadrement de l’équipe nous a fait savoir tardivement qu’aucune solution ne pouvait être trouvée pour sauver l’équipe. Quand nous avons commencé à chercher une autre structure, c’était déjà trop tard. Les autres équipes avaient quasiment bouclé leurs effectifs », raconte Jérémie Galland d’un ton amer. C’est donc presque « contraint et forcé que j’ai pris la décision de prendre ma retraite ». Certains de ses ex-coéquipiers ont suivi le même chemin, comme Yannick Talabardon, quand d’autres ont eu la chance d’intégrer une équipe comme Jimmy Engoulvent et Fabrice Jeandesboz chez Europcar ou Julien Simon du côté de chez Cofidis.

Aujourd’hui, Jérémie Galland a totalement tourné la page du cyclisme de haut niveau. « Je garde bien sûr des relations avec les coureurs, mais je ne pratique plus le vélo, même chez les amateurs. Cela me permet de voir grandir mes enfants », assure le jeune retraité. En guise de reconversion, il se replongera dans les études dans l’espoir de devenir kiné à la rentrée prochaine.

D’ici là, l’ancien coureur sera présent pour le départ de la dernière étape du Tour de France, à Évry le 27 juillet prochain pour une action caritative auprès des personnes handicapées. Une étape qui passera sur une partie de ses routes d’entraînement. Bref, une étape qu’il aurait aimé sans nul doute courir.