Visite au sommet est bien souvent synonyme de sécurisation de l’espace concerné. Vendredi, au Canal à Courcouronnes, le déplacement du premier ministre a valu au quartier un chamboulement de 24h.

Le premier ministre est venu ce vendredi matin avec un long défilé de gendarmes en moto, plusieurs véhicules d’Etat, le tout suivi d’un car affrété pour les journalistes parisiens. Avec son cortège, il est arrivé par l’allée de l’Orme à Martin, où se tient le marché du Canal. Pour se rendre à l’espace enfance, situé au fond d’une impasse, le secteur était complètement quadrillé par les forces de police. Pour l’occasion, gendarmes, policiers nationaux et municipaux étaient de sortie. Sur les toits, des personnes cagoulées étaient chargées de contrôler les environs.

Pendant que le premier ministre se rendait à pied, à l’espace Brel-Brassens, le cortège motorisé faisait le tour du quartier, pour prendre possession de la place des Copains d’abord, rendue hermétique l’espace de quelques heures. Tout autour de la zone, ce sont des dizaines de compagnies de gendarmes mobiles, appuyées par les services de Matignon et des policiers en civil, qui ont été chargés de sécuriser la zone.

Etonnement des riverains

Car quand le Premier ministre se déplace, rien n’est laissé au hasard. La veille déja, des équipes municipales et de la préfecture faisait le tour du quartier, pour baliser au mieux le parcours du premier ministre. Tout était donc calé, ce vendredi, pour accueillir dans les meilleurs conditions le premier ministre sur ces terres essonniennes.

Du côté des habitants, plusieurs sentiments pouvaient transparaitre quant à cette visite matinale. Certains, prévenus, ont tenté de s’approcher du premier ministre, et des hordes de personnalités et caméras l’entourant. Pour les autres, une certaine indifférence semblait prédominer, avec des habitants curieux du remu-ménage survenu dans leur quartier. « Au moins on s’intéresse à nous une paire d’heures » déclare une mère de famille, à la vue de tout le chamboulement. Au pied d’un immeuble faisant face à l’espace Brel-Brassens, quelques jeunes gens observent les évènements, sans trop s’approcher. Lorsqu’une dame se fait ouvrir la grille du bâtiment les bras chargés de sacs, on lui explique que le premier ministre se trouve dans le même temps à l’intérieur du centre social Brel-Brassens. « Fillon?, c’est pas lui qui va payer mes courses » ironise-t-elle.