Vainqueur au premier tour avec 51,27% des suffrages, Philippe Rio (PCF) conserve son fauteuil de maire de Grigny. Le député Malek Boutih qui soutenait une liste dissidente récolte pour sa part un camouflet local.

La ville de Grigny restera bien dans le giron du Parti communiste, pour les six années qui viennent au moins. Maire depuis 2012 en remplacement de Claude Vasquez, Philippe Rio vient d’être confirmé dans sa fonction de premier magistrat de la commune dès le premier tour. Avec 48,85% de participation (44,73% au premier tour de 2008), la ville reste à un haut niveau d’abstention à l’échelle du département, même si plus d’inscrits se sont rendus aux urnes (+4 points). Il ne faudra pas attendre un second tour à Grigny puisque le maire remporte 51,26% des suffrages. Il laisse loin derrière ses concurrents, qui ne dépassent pas 20% (les résultats en détail).

« C’est une surprise d’abord » a réagi Philippe Rio, en rappelant le contexte de « quatre listes, dont une avec un député » . Pour Fatima Ogbi (PS), deuxième de liste, ce résultat « conforte le travail de l’union de la gauche réalisé dans cette municipalité » . Les socialistes locaux ne boudaient ainsi pas leur plaisir, tout comme le maire, d’avoir largement battu la liste menée par Sidi Bendiab (PS-diss) et soutenue par le député de la circonscription. « On a battu les trois droites » lâche un Philippe Rio vengeur, qui se projette déjà dans le mandat à venir : « on a du pain sur la planche, pour notre projet de transformation sociale » .