Coup de théâtre à Brétigny-sur-Orge. Le maire socialiste sortant élu depuis 2001 perd la mairie au profit de l’UDI.

Pour la Gauche, c’est un véritable coup de massue. Dès le premier tour de ces élections municipales Brétigny-sur-Orge bascule à Droite (résultats en détail). Avec une différence de 190 voix sur son adversaire l’UDI Nicolas Méary, le maire sortant Bernard Decaux perd ainsi son siège. Une véritable surprise pour la Gauche du département qui est restée sonnée à l’annonce des résultats. Dans un contexte national difficile pour les socialistes, la liste de Bernard Decaux a sans aucun doute pâti de sa politique volontariste en matière de logements et de ses difficultés à expliquer sa démarche politique auprès de son électorat.

Les résultats tombent. L’équipe de Bernard Decaux semble KO debout, à l’image de son tête de liste : « Je prends note des résultats. 189 voix nous séparent. Nous avions bien travaillé… Je suis déçu, mais c’est la voix de la démocratie. Nicolas Méary a fait sa campagne avec ses méthodes. Je souhaite bonne chance aux Brétignolais. » Après deux mandats, l’homme doit céder la place. La défaite est d’autant plus amère, que son adversaire menait là sa première campagne municipale.

De son côté, le nouveau maire, Nicolas Méary exulte sous les applaudissements de ses supporters et colistiers réunis au QG de campagne installé, 66 rue de la mairie. « Nous avons réalisé une belle campagne, qui s’est essentiellement appuyée sur l’attachement des habitants pour le caractère urbain et rural qui subsiste à Brétigny. Il n’y a cependant pas de revanche. Nous leur succédons simplement. » Le président du Nouveau Centre, Nicolas Roughol, déclare pour sa part : « C’est une très bonne surprise, à laquelle nous ne nous attendions pas car on annonçait la ville perdue. »

Si le contexte était clairement défavorable à la Gauche lors de ce premier tour des élections municipales, la liste sortante a surtout payé sa politique en matière d’urbanisme. La volonté de mener tambour battant la construction de nombreux logements, notamment sociaux n’est pas passé. « Lorsqu’au Plan national, la politique menée par le précédent gouvernement est politique de division, jouant sur la peur de l’autre, ceci a forcément un impact, lâche Michel Pouzol, le député PS de la circonscription. Parallèlement, nous n’avons pas su expliquer notre politique à notre électorat. Nous avons manqué de pédagogie tant au niveau local que national.

Nicolas Pointu, Nicolas Bamba et Jérôme Lemonnier