Le roi du chaos Mario Balotelli est de nouveau en mouvement après avoir rejoint le club suisse du FC Sion

La date limite des transferts, fixée à 18 heures mercredi pour les ligues locales en Suisse, était à cinq minutes de la fin lorsque le FC Sion a envoyé ses derniers documents aux autorités.

Le nom sur les documents ? « La plus grosse signature depuis que j’ai pris les rênes », selon un Christian Constantin rayonnant, président du club depuis 30 ans.

Il s’agit de Mario Balotelli, qui a su faire preuve d’un bon timing. Mais il est un expert dans l’art de s’immiscer dans les fenêtres de transfert, de créer des drames en forme de cliffhanger.

En rejoignant Sion, l’attaquant international italien a changé de club pour la onzième fois de sa carrière, et a changé d’employeur pour la septième fois en l’espace de huit fenêtres.

La première division suisse, que Sion a remporté pour la dernière fois en 1997, sera le cinquième championnat différent de sa carrière professionnelle. Ce sont les chiffres que l’on associe normalement à un vétéran. Balotelli n’en est pas un.

Il n’a eu que 32 ans le mois dernier, ce qui le rend plus jeune d’un an que Pierre-Emerick Aubameyang, qui a animé le dernier jour de la fenêtre des transferts en échangeant un club de Ligue des champions, Barcelone, contre un autre, Chelsea.

Robert Lewandowski, actuel détenteur du trophée The Best de la Fifa, et Karim Benzema, pressenti pour le Ballon d’Or 2022, ont deux ans de plus que Balotelli.

Il fut un temps où Balotelli était plus célèbre, plus convoité que l’un ou l’autre, mais le niveau de compétition dans lequel il évolue depuis la fin de la vingtaine trace un déclin constant.

Sa dernière sortie dans une compétition de l’Uefa a été un match à élimination directe de l’Europa League début 2018 pour Nice, le club français où il a connu une période prolongée et surtout heureuse.

Il y a ensuite eu un bref passage à Marseille, un retour sentimental à Brescia, la ville où il a grandi, qui s’est terminé par des disputes désordonnées, et des retrouvailles avec certains de ses anciens patrons de l’AC Milan – où il a fait un passage exaltant lorsqu’il était à son apogée – lorsqu’il a rejoint Monza, maintenant sous la surveillance de l’ex-président de Milan, Silvio Berlusconi.

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Il a passé la saison dernière et les premières semaines de celle-ci à Adana Demirspor, en milieu de tableau de la Super Lig turque. Mais Balotelli y avait trouvé son rythme de croisière, ses 18 buts en 2021-22 lui permettant de devenir le deuxième meilleur buteur de la division.

Cette aventure a connu une fin explosive le week-end dernier. Après le coup de sifflet final d’une victoire 1-0 à Umraniyespor, son manager Vicenzo Montella était tellement exaspéré par la performance de Balotelli après son retour sur le banc qu’il a dû être physiquement tenu à l’écart du joueur.

Néanmoins, Montella lui a souhaité bonne chance une fois que Sion a accepté de payer 2,6 millions d’euros pour Balotelli. « Bon décollage », a envoyé à Balotelli le message de Montella, surnommé « l’avion » pendant sa brillante carrière de joueur. « Tu as tout ce dont tu as besoin pour voler à nouveau ».

C’est une croyance dans le talent durable de Super Mario qui fait écho au plus fidèle entraîneur de Balotelli, Roberto Mancini, qui a eu plusieurs confrontations enflammées avec lui après que Mancini ait amené Balotelli, âgé de 20 ans, à Manchester City en 2010.

Mario Balotelli montre son fameux t-shirt

À l’époque, l’attente n’était pas sans rappeler l’arrivée d’Erling Haaland à City : Balotelli, un prodige qui avait gravi les échelons à l’Inter Milan, remporterait le prix Golden Boy du meilleur jeune footballeur d’Europe cette année-là.

Son introduction à City a été perturbée par un problème de genou, mais il a tout de même marqué lors de ses deux premiers matches européens et a inscrit deux buts lors de sa deuxième titularisation en Premier League.

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L’histoire se souviendra de la passe de Balotelli sur le but de Sergio Aguero qui a permis de remporter le titre la saison suivante ; elle se souviendra également de lui pour les controverses, les affrontements sur le terrain d’entraînement, le T-shirt « Pourquoi toujours moi ? T-shirt.

Mancini, qui dirige maintenant l’Italie, n’oublie jamais Balotelli. Il lui a adressé le dernier de plusieurs rappels internationaux pas plus tard qu’en janvier, pour un camp d’entraînement des Azzurri.

L'actuel entraîneur de l'Italie, Roberto Mancini, croit depuis longtemps au talent de Mario Balotelli.

Hélas pour Mancini et Balotelli, l’échec de l’Italie – en partie dû à la mauvaise finition des autres attaquants – à se qualifier pour la Coupe du monde de novembre exclut la possibilité de conte de fées que Balotelli ajoute à ses 36 sélections (14 buts) sur la plus grande scène.

Le lien avec Sion devrait générer des intrigues. Ce n’est pas un club réputé pour sa stabilité. L’entraîneur actuel, l’Italien Paolo Tramezzani, en est à son troisième mandat et approche du premier anniversaire de sa nomination.

Ce n’est pas un club réputé pour sa stabilité. L’entraîneur actuel, l’Italien Paolo Tramezzani, en est à son troisième mandat et, à l’approche du premier anniversaire de sa nomination, c’est un très long mandat si l’on en croit le président Constantin, qui a changé 40 fois d’entraîneur au cours des 20 dernières années, parfois en prenant lui-même le poste entre deux licenciements.

Constantin a déjà été interdit de stade pendant une saison pour avoir agressé l’ancien entraîneur de l’équipe nationale suisse, Rolf Fringer. « Il est passionné », reconnaît Tramezzani à propos de son patron, « mais il s’entendra bien avec Mario. Ce sont tous deux des hommes bons et honnêtes ».

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