Réunis hier à Breuillet pour la galette départementale, les militants et sympathisants UMP ont été mis en ordre de bataille pour la reconquête du département. Rappelant les 13 ans de gestion de la majorité de gauche, qui selon George Tron a conduit « à l’appauvrissement de l’Essonne » , il a exhorté les militants présents à s’investir pleinement dans la campagne des cantonales.

« La légitimité est chez nous »

Avec un bilan « déplorable » , la majorité de gauche conduit, selon le maire de Draveil, le département « à sa perte » . Faute de moyens suffisants, le Conseil général ne s’occuperait que du fonctionnement et ne consacre « pas grand chose à l’investissement » . De plus, les choix du département en matière de financement seraient critiquables. Le ministre cite les travaux triennaux dans les communes, qui ont été « repoussés à 5 ans, avec en plus un budget divisé par deux ou par trois » .

Par ailleurs, pointant les méthodes « dignes de l’URSS » dans la désignation de Jérome Guedj en tant que futur président du Conseil général en cas de victoire de la gauche, il affirme que les socialistes ont montré au grand jour les divisions internes qui les transcendaient durant ces primaires.

Face à cette gauche « divisée » dans sa majorité départementale, la légitimité affirme George Tron « est à droite » . L’homogénéité recherchée et réussie se traduit avant tout par la bonne représentation des élus et militants de l’UMP, qu’il s’agisse des zones rurales ou urbaines, « comme Corbeil-Essonnes brillamment remporté par Jean-Pierre Bechter en dépit de nombreux recours en annulation » , continue le ministre.

Pour l’UMP, la victoire est possible

Rappelant la courte victoire de la gauche plurielle en 1997 face à la droite, George Tron, tout en estimant que ces élections doivent être orientées vers des enjeux locaux, a réaffirmé la « nécessité » des réformes engagées au niveau national. Qu’il s’agisse de la maitrise des dépenses publiques ou de la réforme de retraite, le gouvernement ne fait selon lui que se conformer « au bon sens des Français ». Alors que les Français ajustent leurs revenus et leurs dépenses, et en plus épargnent pour l’avenir, il est impensable pour le maire de Draveil que l’Etat français « adopte une pratique contraire en creusant le déficit public » .

Cette pratique contraire mise en œuvre par le département et la Région (gérés par la gauche) a conduit dans le cadre départemental à une « diminution des financements des espaces de santé pour les personnes âgées » ou dans le cadre régional, à « une incapacité matérielle du STIF d’investir dans des travaux structurants » .

Avec seulement 4 cantons sur 21 acquis à l’UMP soumis aux suffrages des Essonniens, le parti présidentiel ambitionne avec la reconquête des 5 cantons de ravir la majorité à la gauche. Il appelle ainsi à ce « bon sens » des Essonniens afin de pouvoir redonner au département sa « splendeur d’avant  » selon George Tron.