Le Parti libéral du Québec est loin d’avoir une liste complète de candidats après plusieurs jours de campagne.

SAINT-AGAPIT, Qué. – La chef du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, a déclaré mercredi que son parti  » joue l’offensive  » même s’il est loin d’avoir une liste complète de candidats, plusieurs jours après le début de la campagne électorale provinciale.

En fin de matinée mercredi, le parti qui a formé l’Opposition officielle au cours des quatre dernières années n’avait toujours pas de candidats dans 16 circonscriptions. Ces derniers jours, deux candidats se sont retirés et le parti a retiré un candidat potentiel de la circonscription de Richmond, à l’est de Montréal.

Mme Anglade a promis que son parti présenterait une liste complète de candidats dans les 125 circonscriptions électorales du Québec. « Non seulement nous en aurons 125, mais nous aurons une super équipe », a-t-elle déclaré aux journalistes à St-Agapit, au Québec, au sud-ouest de la ville de Québec.

Elle a balayé les suggestions selon lesquelles les libéraux ont de la difficulté à recruter, ajoutant qu’elle s’attend à annoncer d’autres candidats dans les prochains jours. « C’est sûr que la politique est un sport extrême, mais c’est pour ça que je suis très heureuse d’avoir des gens qui lèvent la main, qui acceptent de venir, d’accepter de faire campagne depuis des mois », a-t-elle dit.

Le parti libéral a formé le gouvernement après quatre des six dernières élections, mais il a obtenu moins de 20 % de soutien au cours des derniers mois. Mme Anglade a nié que sa campagne ait démarré lentement ou que les foules présentes à ses rassemblements n’aient pas répondu aux attentes.

Lundi, elle a rencontré une poignée de membres du parti dans un restaurant de Québec pour lancer sa campagne. Mardi, une trentaine de personnes âgées sont allées la voir lors d’une activité à Montmagny, au Québec. La taille des foules est loin de ce que le parti a pu mobiliser pour les campagnes des anciens chefs libéraux Jean Charest et Philippe Couillard.

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Elle a déclaré que sa campagne  » jouait l’offensive plutôt que la défensive  » en passant les premiers jours dans la région de Québec, à des centaines de kilomètres de la base traditionnelle de son parti autour de Montréal.

Mme Anglade a également été contrainte de défendre certains de ses candidats qui semblent avoir des opinions contraires à la ligne officielle du parti.

Il s’agit notamment d’un candidat de la région de Québec qui est en faveur d’un projet d’autoroute dans la région de Québec auquel le parti libéral s’oppose, et d’un candidat de la région de Montréal qui a déclaré plus tôt cette semaine qu’il n’était pas inquiet du déclin du français dans la province – contrairement à la quasi-totalité de la classe politique du Québec.

La chef a déclaré qu’elle ne « musellerait » jamais ses candidats, mais elle a ajouté que les positions de son propre parti sont claires. « Quand il s’agit de la langue française, que ce soit pour la protéger, pour la promouvoir, pour poser des gestes concrets, il faut le faire, il faut mettre le français en avant », a-t-elle dit.

La Coalition Avenir Québec, le Parti Québécois, Québec solidaire et le Parti conservateur du Québec ont tous confirmé avoir recruté des candidats dans les 125 circonscriptions. Les candidats ont jusqu’au 17 septembre pour déposer leur déclaration de candidature.

Les Québécois se rendront aux urnes le 3 octobre.

Ce reportage de La EssonneInfo a été publié pour la première fois le 31 août 2022.

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