Élections générales au Québec : Sélection de citations des chefs de partis au premier jour de la campagne

MONTRÉAL – Les Québécois se rendent aux urnes pour les élections générales du 3 octobre ; voici une série de citations des chefs des cinq principaux partis de la province au premier jour de la campagne.

François Legault, premier ministre sortant et chef de la Coalition Avenir Québec

« Je ne suis pas parfait, vous l’avez vu. Il m’arrive de faire des erreurs, et quand ça arrive, je ne cherche pas à persister dans l’orgueil mais à faire preuve d’humilité. Et une chose que la pandémie m’a apprise, c’est de savoir s’adapter. »

« Je pense que depuis quatre ans, les Québécois sont plus fiers d’être Québécois. Nous avons adopté la loi 21, pour interdire les signes religieux pour les employés en position d’autorité. Nous avons adopté le projet de loi 96 pour renforcer le français au Québec. Et nous avons des partis d’opposition qui veulent charcuter le projet de loi 21 ; il y a des partis d’opposition qui veulent charcuter le projet de loi 96. Les Québécois ne les laisseront pas faire.

« Mesdames et messieurs, nous ne pouvons pas briser cet élan. J’ai besoin de vous, et c’est pour cette raison que je demande un mandat pour continuer. »

Dominique Anglade, chef du Parti libéral du Québec

« Je vais défier François Legault sur l’économie. L’économie sera la question des urnes. Je le mets au défi de répéter que les pénuries de main-d’œuvre sont une bonne nouvelle. Je le mets au défi de voir les parents dont les enfants n’ont pas d’enseignants et n’en auront pas pour les prochaines semaines. Je le mets au défi de rendre visite à des entrepreneurs qui sont obligés de fermer leur entreprise parce qu’ils n’ont pas assez de personnel. »

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« Je pense au coût de la vie ; nous avons des familles qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts et qui doivent décider si elles doivent payer leur loyer ou acheter de la nourriture ….. Personne ne peut se dire le parti de l’économie s’il n’est pas capable de reconnaître que le principal frein à notre développement économique aujourd’hui est la pénurie de main-d’œuvre – et (Legault) l’a nié. « 

Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire et choix du parti pour le poste de premier ministre.

 » Le Québec traverse des crises sans précédent : la crise du coût de la vie appauvrit la classe moyenne, notre système de santé est profondément malade, nos aînés sont abandonnés et la crise climatique menace notre avenir. François Legault gère ces crises comme nous les gérons depuis 25 ans. Il gère les crises comme nous gérons nos nids de poule au Québec – il colmate les trous. Cela fait trop longtemps que nous réparons les trous au Québec. On ne peut pas continuer comme ça. Je ne veux pas qu’on continue, je veux qu’on fasse le vide. »

Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti Québécois

« Nous sommes nombreux à constater les échecs du fédéralisme de la CAQ et à constater le mépris du Canada envers les choix démocratiques des Québécois ….. Nous sommes nombreux à constater le recul du français… Nous sommes nombreux à constater qu’il n’est pas normal de prendre nos impôts québécois et d’être obligés de les envoyer à Ottawa, pour qu’ils soient envoyés en subventions et en cadeaux à l’une des industries les plus polluantes du monde : les multinationales pétrolières de l’Alberta. »

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« Nous sommes nombreux à penser qu’il n’est pas normal de remplir deux déclarations d’impôts, qu’il n’est pas normal de contrôler une question aussi fondamentale que notre culture, de ne pas contrôler nos frontières, de ne pas contrôler la question de l’immigration ….. Bref, nous sommes nombreux à espérer mieux. »

Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec.

 » Les électeurs vont entendre des idées différentes de notre part[…]si les gens ne peuvent pas se faire soigner dans le système public, ils pourront aller dans le système privé et l’assurance publique sera obligée de payer pour cela ….. Nous parlerons également de l’inflation et de la crise économique. Nous voulons promettre une réduction importante de l’impôt sur le revenu accompagnée d’une baisse des taxes. Nous voulons que le gouvernement réduise ses dépenses pour permettre aux familles québécoises de respirer davantage. »

« Les quatre autres partis ne sont pas du tout près de nous sur ces questions. Je veux aussi parler de l’exploitation responsable de nos ressources. Le parti conservateur proposera d’exploiter nos combustibles fossiles pour réduire les gaz à effet de serre dans le monde. »

« Je pense que nous sommes le parti qui a le plus grand potentiel de croissance. »

Ce reportage de la EssonneInfo a été publié pour la première fois le 28 août 2022.

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