Quels sont les cinq principaux partis qui participent aux élections provinciales au Québec ?

MONTRÉAL – La campagne électorale du Québec a débuté dimanche et les Québécois se rendront aux urnes le 3 octobre. Voici un aperçu des cinq partis en lice pour former le prochain gouvernement de la province.

Coalition Avenir Québec

En 2018, la Coalition Avenir Québec – également connue sous le nom de CAQ – a pris le pouvoir pour la première fois, devenant le premier parti autre que le Parti québécois et les libéraux à remporter une élection québécoise depuis plus de 50 ans.

Fondé en 2011 par François Legault, un ancien ministre péquiste et dirigeant de compagnie aérienne, et Charles Sirois, un homme d’affaires qui avait soutenu les libéraux, le parti de centre-droit a cherché à dépasser le débat sur l’indépendance en promouvant plutôt le nationalisme québécois que la séparation du Canada.

Le gouvernement de M. Legault a renforcé la loi sur la langue française de la province et interdit à certains fonctionnaires, dont les enseignants et les policiers, de porter des symboles religieux au travail. Il a également invoqué de façon proactive la clause dérogatoire pour protéger ces deux lois controversées contre les contestations fondées sur la Charte.

Son gouvernement a également fait pression pour obtenir plus d’autonomie par rapport à Ottawa, y compris plus de pouvoir en matière d’immigration.

Legault, qui est resté populaire pendant la pandémie de COVID-19, se présente sur son bilan et la forte économie de la province. Des sondages récents ont suggéré qu’il sera réélu avec une plus grande majorité que celle qu’il a obtenue en 2018.

Parti libéral du Québec

Le Parti libéral du Québec s’est longtemps positionné comme le défenseur du fédéralisme et le champion de l’économie, mais depuis 2018, la CAQ a réussi à se vendre comme une option sûre pour les électeurs fédéralistes et économistes.

Depuis la dernière élection, les libéraux ont eu du mal à se connecter avec les francophones et se sont aliénés une partie de leur base anglophone à Montréal.

Le soutien au parti parmi la majorité francophone du Québec est de sept pour cent, selon un récent sondage Léger. Et bien que les libéraux aient voté contre la réforme de la loi sur la langue de M. Legault – considérée par certains anglophones comme une attaque contre leur communauté – la position initialement ambiguë du parti a créé un mécontentement chez les anglophones. En réaction à la perception des libéraux comme de faibles défenseurs des droits des anglophones, au moins deux nouveaux partis se sont formés – le Bloc Montréal et le Parti canadien du Québec – qui prétendent représenter les intérêts des minorités linguistiques de la province.

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La chef libérale Dominique Anglade, qui a travaillé comme consultante en gestion avant de se lancer en politique, affirme que son parti offre une alternative unificatrice au gouvernement « arrogant » et « diviseur » de M. Legault.

Anglade, une ancienne présidente de la CAQ qui a quitté le parti de Legault en 2015 en raison de sa position sur l’immigration et les questions identitaires, promet des réductions d’impôt pour ceux qui gagnent moins de 92 500 $ et un plan d’hydrogène vert de 100 milliards de dollars.

Québec solidaire

Bien que Québec solidaire n’ait pas de chef traditionnel – il nomme plutôt une femme et un homme comme « co-porte-parole » – le co-porte-parole du parti Gabriel Nadeau-Dubois est le candidat du parti au poste de premier ministre. Il est devenu célèbre dans la province en tant que leader des protestations étudiantes de 2012 qui ont conduit à des mois de manifestations et ont fait la une des journaux internationaux.

Nadeau-Dubois a déclaré que son parti ferait campagne pour remédier à la pénurie de logements abordables au Québec, aider les gens à faire face à l’augmentation du coût de la vie et lutter contre les changements climatiques.

S’il est élu, Québec solidaire modifiera la loi sur la laïcité de la province afin de permettre aux travailleurs du secteur public touchés par la loi de porter des symboles religieux au travail – à condition que leur visage soit découvert.

Et bien que le parti se soit dit préoccupé par l’effet négatif potentiel de la loi sur la réforme linguistique de la CAQ sur les communautés autochtones, Québec solidaire a appuyé le projet de loi.

En 2018, Québec solidaire est passé de trois sièges à l’Assemblée législative du Québec à 10, le parti de gauche ayant réalisé des gains à l’extérieur de Montréal pour la première fois.

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Parti Québécois

L’élection de 2018 était seulement la deuxième fois depuis 1973 que le Parti québécois n’a pas été élu gouvernement ou opposition officielle du Québec. Et si le parti a remporté 10 sièges lors de cette élection, il comptait sept membres au début de la campagne électorale de 2022, car au cours des quatre dernières années, deux ont démissionné et un a été mis à la porte à la suite d’une allégation d’agression sexuelle.

Les récents sondages ont placé le PQ en cinquième position avec environ neuf pour cent des voix.

Le chef Paul St-Pierre Plamondon, un avocat qui a étudié à l’Université McGill et possède un MBA de l’Université d’Oxford, dit qu’il veut axer sa campagne sur la souveraineté du Québec. Il affirme que le fait que M. Legault doive demander plus de pouvoirs à Ottawa montre la nécessité de l’indépendance.

Le Parti conservateur du Québec

Le Parti conservateur du Québec a obtenu moins de deux pour cent des voix lors de l’élection de 2018, mais depuis la nomination de l’ancien animateur de radio de Québec Éric Duhaime comme chef en avril 2021, le parti obtient régulièrement des résultats autour de 14 pour cent.

Duhaime a recueilli le soutien d’anciens électeurs de la CAQ mécontents du parti pour avoir imposé certaines des restrictions COVID-19 les plus strictes du pays, notamment un couvre-feu qui a duré cinq mois. Le parti a également recueilli le soutien de personnes opposées aux mandats de vaccination COVID-19.

Les conservateurs québécois, qui ne sont pas affiliés au Parti conservateur du Canada, font campagne pour une plus grande privatisation du système de santé, une baisse des impôts et un gouvernement plus petit. M. Duhaime a déclaré qu’il s’opposait à la réforme de la loi sur la langue de M. Legault, mais qu’il appuyait l’interdiction des symboles religieux.

Avant la dissolution de la législature, le parti de M. Legault avait 76 sièges, tandis que les libéraux du Québec en avaient 27, Québec solidaire en avait 10 et le Parti Québécois en avait sept. Le Parti conservateur du Québec détenait un siège et il y avait quatre indépendants.

Ce rapport de La EssonneInfo a été publié pour la première fois le 28 août 2022.

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