La possible construction du Grand stade de rugby sur le site de l’hippodrome de Ris-Orangis pose la question de la future accessibilité du site. Une réunion dédiée au sujet est organisée ce jeudi soir à Brétigny.

01-essonneinfo

Une réunion de la Commission particulière du Débat public concernant le projet de stade de rugby de la FFR se déroule ce jeudi soir à Brétigny. Après l’ouverture du Débat public fin novembre (lire notre article), la question des transports qui permettront de rejoindre le stade soulève plusieurs interrogations. « Ce qui revient surtout dans les contributions proposées ce sont les délais de réalisation d’un certain nombre de transports » souligne Anne-Marie Charvet, membre de la Commission particulière du Débat public, « nous avons des questions récurrentes sur l’accessibilité routière et les parkings de surface » .

Le dossier du maître d’ouvrage met en avant la diversité des moyens de transport pour rejoindre le Grand stade, qui sera suffisamment desservi selon les porteurs du projet. Par la route, le site se situe au croisement de l’autoroute A6 et de la Francilienne, deux axes structurants du sud de Paris. 7000 places de parking sont prévues. L’accès routier sera ainsi facilité, notamment pour les spectateurs qui viennent du sud de la France en voiture ou en bus. « Les autoroutes A6 et A10 permettront la venue rapide du public » affirme Pierre Camou, le président de la FFR, « il n’y aura plus besoin de traverser Paris, ce qui fera gagner du temps sur la route » .

Concernant les transports en commun, les porteurs du projet misent sur une diversité des possibilité d’accès, en RER, tram-train ou bus de la TICE. La gare d’Orangis-Bois de l’Epine du RER D se situerait à 10 minutes à pied du stade par une passerelle qui enjamberait l’autoroute. La crédibilité du projet repose aussi en partie sur la construction annoncée du tram-train Evry-Massy, qui épousera une partie du trajet de la tangentielle du RER C, avant de basculer sur de nouveaux rails entre Epinay et Evry, en passant à proximité immédiate du stade. Le stade serait ainsi à 25 minutes de Massy-TGV.

Savoir qui paiera

D’autres accès devront être améliorés, comme la complémentarité du réseau de bus du centre Essonne TICE lors des événements, ou le renforcement du RER C proche. Mais tout cela coûtera de l’argent, et les crédits devront être débloqués par les partenaires du dossier. Concernant les infrastructures d’accès routier, les collectivités s’engagent à hauteur de 118 millions d’euros. « Nous réaliserons les ouvrages de proximité avec le département et l’agglomération » affirme Stéphane Raffalli, le maire de Ris-Orangis. Et la Région sera quant à elle sollicitée pour l’accélération de la rénovation des lignes existantes : « les crédits existent, ils doivent être fléchés » précise-t-il.

Et pourtant, le vice-président de la Région aux transports Pierre Serne, « dubitatif » quant à la réalisation du projet, se dit « inquiet sur la capacité de desservir le Grand stade » . Prenant exemple sur l’accès du Stade de France en proche banlieue, il précise : « A Saint-Denis déjà, c’est difficile de repartir après la sortie d’un grand match ou d’un concert » . Il sait néanmoins que ses services sont sollicités pour mesurer les investissements qui seront nécessaires. « Mais ils ne disent pas où on trouve l’argent » soupire l’élu, alors que le Stif votait son budget 2014 ce mercredi 11 décembre (lire notre article). Il indique cependant que si le projet voit le jour, « on fera tout pour le desservir » même si « je ne sais pas encore comment on paiera » confie-t-il.

« Les infrastructures concernent les compétences de la SNCF, de RFF, du Stif, autant d’interlocuteurs qui seront présents ce jeudi soir pour éclairer le public sur ses interrogations » se réjouit pour sa part Anne-Claire Charvet.

  • Réunion publique sur le projet de Grand stade de rugby, également retransmise sur son site
  • Jeudi 12 décembre à 20h, salle de la Maison Neuve à Brétigny, entrée libre
  • En présence des porteurs de projet, et des responsables de la SNCF, RATP, du Stif et de la Fédération des usagers des transports publics