Le maire de Draveil a obtenu un non-lieu dans l’affaire d’accusations de viols et d’agressions sexuelles à son encontre. Il était poursuivi depuis juin 2011 par deux anciennes employées de sa commune.

C’est peut-être la fin d’une affaire qui a débuté en mai 2011. Alors que le monde a les yeux rivés sur New York, où Dominique Strauss-Kahn est accusé d’agression sexuelle sur une employée d’hôtel, une autre affaire de mœurs éclate dans l’Essonne. Le maire UMP de Draveil et Secrétaire d’Etat à la Fonction Publique, Georges Tron, est mis en examen, en compagnie de son adjointe à la Culture, Brigitte Gruel. Le parquet d’Evry retient le motif de « viols et agressions sexuelles en réunion par personne ayant autorité », après que deux anciennes employées municipales ont déposé plainte.

Adepte assumé de réflexologie plantaire, Georges Tron a toujours nié toute relation sexuelle avait ces deux femmes. Il s’est notamment défendu en pointant un prétendu complot de la famille Le Pen à Draveil, sur fond de litige immobilier. En octobre 2011, une ancienne assistante parlementaire l’accusait de harcèlement moral.

Le 15 mai 2013, les réquisitions du parquet préconisaient un non-lieu dans l’affaire des agressions sexuelles. Les deux juges d’instruction en charge de l’affaire ont confirmé ce verdict mardi 10 décembre 2013, alors que l’instruction est close depuis octobre 2012. Suite à ces accusations, Georges Tron a dû démissionner de son poste de Secrétaire d’Etat en mai 2011. Un an après, le socialiste Thierry Mandon lui ravissait son siège de député. La mairie de Draveil pourrait elle changer d’occupant lors des prochaines municipales pour la première fois depuis 1995, année de l’élection de Tron?