Suite à la polémique sur les propos sexistes tenus lors de la présentation des candidats de l’UMP, le parti présidentiel tente de rectifier le tir en clarifiant les propos de ses candidats (lire notre article).

  • Photo : Jean-Pierre Delaunay, Président du groupe UMP au Conseil général de l’Essonne

Dans un communiqué, le chef de file de l’opposition départementale Jean-Pierre Delaunay souhaite remettre les choses dans leur contexte, et rassurer l’électorat essonnien « sur sa volonté d’encourager les femmes à s’investir dans la vie publique ». Par ailleurs, il a tenu à souligner qu’il avait mis en place la parité au sein de son Conseil municipal bien avant la mise en place de la loi.

Dénonçant les propos du Mouvement des Jeunes Socialistes, Jean-Pierre Delaunay tient à rappeler que les difficultés que rencontrent les femmes pour concilier vie familiale et vie publique ne sont « qu’un constat très critique de la situation des femmes« .

Jacques Lebigre, secrétaire départemental de l’UMP, affirme que les procédures de sélection des candidats lors des élections locales sont « totalement transparentes » . Tout en rappelant que chaque adhérent du parti peut prétendre à un être candidat, il précise que « toutes les femmes candidates ont été sélectionnées » à la seule exception notable de Véronique Carantois qui était déjà conseillère régionale de l’Ile-de-France.

Ce dernier parle d’une « simple récupération politique par les socialistes » , qui selon lui ne font « guère mieux » en matière de parité. Il indique que l’UMP 91 a toujours travaillé pour la promotion des femmes. Ainsi l’UMP 91 compte parmi ces rangs une des rares femmes ministres en l’occurrence Nathalie Kosciusko-Morizet et une responsable des Jeunes Populaires.

S’il reconnait la présence majoritaire des élus hommes, il affirme que le bureau politique de l’UMP 91 se compose « à parité hommes-femmes » . Si les combats féministes ne sont pas pour lui d’arrière-garde, il insiste sur le fait que les suppléantes sur les listes ne doivent « ni être de simples potiches et encore moins l’alibi pour récupérer le vote de l’électorat féminin » .