Si d’ores-et-déjà avec 4 femmes titulaires sur 21 – comme les socialistes –  l’UMP est très loin de la parité femme-homme en terme de répartition des mandats électoraux, un incident supplémentaire vient troubler la dynamique de reconquête du parti présidentiel pour le département.

  • Photo : Jean-Pierre Delaunay, Président du groupe UMP au Conseil général de l’Essonne.

Les propos tenus par le président du groupe UMP et apparentés au Conseil général de l’Essonne lors de la conférence de presse de présentation des candidats pour les cantonales, suscitent la polémique. M. Delaunay, sur l’absence de parité dans l’attribution des postes électifs, a relativisé cette présence minimale de candidates femmes, par le fait que «  les femmes travaillent et s’occupent des enfants [et] ne peuvent pas se dégager de leurs obligations ».

Par ailleurs, lors de la présentation des candidats, certains (peu habitués à la réserve inhérente à la politique) comme François Frontera, candidat sur le canton de Montlhery, sont même allés jusqu’à qualifier de « potiches » les suppléantes des candidats.

Indignation des féministes et des jeunes socialistes

Considérant que « le non investissement des femmes en politique n’est pas une fatalité« , Osez le féminisme ! (organisation féministe) invite l’UMP à « encourager » les femmes à « s’investir dans la vie publique que de les renvoyer à la maison » .

L’association indique « qu’il n’est pas normal que les femmes ne représentent que 19% des candidates titulaires aux élections cantonales en Essonne » alors qu’elles composent « 54% du corps électoral« .  De leur côté, jugeant « regrettable » que de tels «  propos rétrogrades » puissent être prononcés en 2011 « par des personnes publiques » , le Mouvement des Jeunes Socialistes de l’Essonne précise, à l’adresse de l’UMP 91 que « le temps où l’homme dominait la société, reléguant la femme à des occupations ménagères, est révolu ».