Le sous-préfet de Palaiseau, Daniel Barnier, n’ignore pas la galère des personnes faisant la queue pendant des heures la nuit pour régulariser leur situation administrative. Il espère voir les files se désengorger sous peu.

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Jeudi 14 novembre 2013, Essonne Info partait à la rencontre des naufragés de la sous-préfecture de Palaiseau. Soutenus par les bénévoles de Young Caritas, qui viennent tous les jeudis leur offrir des boissons chaudes, ces personnes immigrées doivent faire la queue pendant des heures dans le froid de la nuit, pour espérer voir leur cas traité par la sous-préfecture.

« On sera revenu à une situation normale fin décembre »

Joint par nos soins, le sous-préfet Daniel Barnier a bien conscience de cette situation problématique. Il explique que ses services font face, depuis plusieurs semaines, à un « pic d’affluence » dû à la réduction de ses effectifs. Le départ de plusieurs employées en congé de maternité compte parmi les facteurs réduisant la capacité d’accueil. Un manque qui a pour conséquences le cumul des dossiers et l’allongement des files d’attente. « Nous avons mis en place un plan de retour du personnel », affirme-t-il tout de même : « Le stock résorbé, nous sommes en mesure d’accueillir les personnes dans de meilleures conditions. »

Si le plan de marche est respecté, la sous-préfecture fonctionnera à plein régime à partir de la mi-décembre. « Normalement, on sera revenu à une situation normale fin décembre », assure le sous-préfet. Daniel Barnier reconnaît tout de même qu’il y a « un effort à faire dans la communication ». Le site Web de la sous-préfecture, par exemple, propose des alternatives au passage par la sous-préfecture (dossiers à télécharger, rendez-vous fixes…). « Mais les personnes qui font la queue n’ont pas toutes accès à Internet », nuance Gaëtan Ziga, bénévole de Young Caritas.

Le sous-préfet, qui salue l’action de soutien du Secours catholique, espère que le retour attendu du fonctionnement optimal de l’établissement réduira sensiblement la file d’attente, de telle sorte que personne n’ait besoin de faire la queue en pleine nuit. « Mon objectif est que ces personnes n’aient pas à venir si tôt », assure Daniel Barnier.