Le 7 novembre dernier, Marionnaud et ses ex-salariés de l’entreprise CEPL se sont retrouvés une nouvelle fois sur les bancs de la Cour d’appel de Paris, dans le cadre de la réouverture des débats sur l’affaire qui lie les deux camps depuis plus de deux ans.

Marionnaud

Ce jeudi 7 novembre, la Cour d’appel de Paris a de nouveau accueilli les anciens employés de la Compagnie Européenne de Prestation Logistique (CEPL) et leur employeur Marionnaud pour assister à l’ouverture des plaidoiries sur cet épineux dossier qui s’inscrit dans la durée. Rappel des faits. Fin 2011, après un appel d’offre fait par la célèbre entreprise de parfums, CEPL perd le marché au profit d’ID Logistics. Cette dernière qui est propriétaire de locaux implantés en Seine-et-Marne, qui se situent à plus de 80 km de Courtabœuf, est chargée de ces activités logistiques. En plus de l’éloignement du lieu de travail, les 74 emplois sont supprimés.

Seulement, de nouvelles pièces ont été apportées au dossier. Dès lors, l’ensemble du dossier a été repassé au crible par un collège de juges. « Maître Roger Koskas (NDLR : avocat des ex-salariés de CEPL) a ainsi réétudié l’ensemble des pièces du dossier. Selon lui, si Marionnaud avait respecté l’article L-1224–1 du Code du Travail en 2012 comme ils l’avaient fait en 2006, l’ensemble des salariés auraient conservé leur travail », confirme Guy-Samuel Nyoumsi, délégué syndical CFDT qui avait interpeller le Président de la République François Hollande pour faire avancer les débats. Un rendez-vous avec le ministre du Travail Michel Sapin pourrait être organisé dans les prochains jours.

Une nouvelle audience sera organisée le 14 décembre, date à laquelle la Cour d’appel de Paris devrait donner son verdict final qui clôturerait définitivement cette affaire qui dure depuis déjà deux ans.