Alors que le combat pour la mairie de Viry-Châtillon fait déjà rage, tous les candidats ont également les yeux tournés vers l’agglomération des Lacs de l’Essonne. Cette communauté qui réunit deux communes (Viry-Châtillon et Grigny) sera au cœur de la campagne castelviroise notamment pour sa gestion ainsi que pour ses contours géographiques.

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La mairie n’est pas le seul enjeu des élections municipales. La présidence des intercommunalités est aussi en jeu. L’ensemble des candidats à la mairie de Viry-Châtillon ont bien pris la mesure de cela. « L’élection municipale sera doublée d’une élection où nous élirons les conseillers communautaires pour l’agglomération », souligne le chef de file UDI Jean-Marie Vilain. Ainsi, la communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne fait partie intégrante des thématiques de campagne des différents prétendants à la municipalité castelviroise.

L’agglomération créée en 2004 résulte d’un rapprochement entre les deux communes de Viry-Châtillon et de Grigny. « À l’origine, nous avions des organismes comme le syndicat intercommunal de valorisation urbaine et civile des lacs qui était en commun sur nos deux communes. Il nous a paru légitime en 2004 de construire l’agglomération sur l’aval de tout ce qui avait été construit et établi entre Grigny et Viry-Châtillon préalablement » , explique la maire de Viry-Châtillon, Simone Mathieu (PG).

Seulement, le fait que Viry-Châtillon et Grigny soient les seules villes qui composent cette agglomération fait grincer des dents une partie de la classe politique castelviroise.

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En effet, pour Dominique Lebreton, il faut faire « évoluer cette agglomération, soit en attirant des villes, soit en se rattachant à une autre communauté. Ce afin de créer de vrais programmes en terme de transports, ou encore d’aménagement du territoire », assure le candidat socialiste. Idem pour Françoise Briand et Jean-Marie Vilain qui prônent le rattachement vers la communauté d’agglomération des Portes de l’Essonne, située au nord de Viry-Châtillon. « Les lacs de l’Essonne, dans leur configuration actuelle sont presque un non-sens », lance Françoise Briand, pour appuyer sur le fait que l’agglomération manque de vrais projets.

Paul Da Silva, conseiller général de l’Essonne et 1er adjoint à la mairie de Viry-Châtillon, réfute totalement les arguments portés par ces derniers. « L’important n’est pas le nombre de communes, mais les projets que nous portons. Notre agglomération comporte près de 60 000 personnes alors que certaines communautés du sud Essonne comptent 40 communes pour autant voire moins d’habitants que nous et pourtant nous réussissons aussi bien qu’elles ».

Même constat pour son président Gabriel Amard, pour qui la taille de l’agglomération n’est pas un souci. « Notre bilan est parfait, nous sommes d’ailleurs pris en exemple dans toute la France avec notre régie publique de l’eau ».

Malgré tout, Dominique Lebreton estime que « hormis la régie publique de l’eau, les projets ne sont pas assez ambitieux ». Pour lui, la différence fondamentale entre une ville et une communauté d’agglomération s’explique de la sorte : « la mairie doit se tourner vers les services de proximité de la vie quotidienne des Castelvirois et l’agglomération doit porter des projets stratégiques de développement économique, de transports, d’aménagement, à l’image d’un territoire et non pas à l’image d’une ville. Or, il n’y a pas cette différence ici », regrette le candidat socialiste.

Bref, à cinq mois des futures élections municipales, les débats autour des compétences et des limites territoriales de la communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne ne font que commencer.