A la rentrée prochaine entrera en application la modification du règlement d’utilisation des transports scolaire, en Essonne. A quelques mois de son application, des associations de parents d’élèves et les élus du sud du département protestent contre l’augmentation des coûts à prendre en charge par les familles.

A l’initiative des élus de la droite départementale, un rassemblement a été organisé samedi devant l’hôtel du département, à l’occasion des derniers vœux de Michel Berson (lire notre article). La centaine de personnes présente tenait à protester contre les modifications apportées par le Conseil général sur le ramassage scolaire. L’instance départementale met en appplication un réglement régional rédigé par le STIF. Celui-ci rend inéligibles aux transports scolaires les communes dont moins de 15 enfants prennent le bus, ainsi que les familles qui habitent à moins de 3km de l’école.

Dénonçant le manque de concertation du président Berson, Marie-Claire Chambaret-Grzeskowiak, maire de Cerny, rappelle que cette manifestation « n’est qu’une suite logique face aux fins de non-recevoir opposé par l’exécutif départemental aux nombreuses demandes de discussion sur la révision des modalités du transport scolaire » .

Un moratoire sur la réforme des transports

Les manifestants réclament un moratoire afin de permettre une « vraie discussion » sur les modalités d’application de la réforme. Selon Marie-Claire Chambaret, les restrictions prévues vont directement impacter « les communes rurales du département » . En conditionnant l’attribution d’un car à un seuil minimum de remplissage de 15 élèves pour l’octroi du ramassage, ces nouvelles restrictions risquent de pénaliser ces communes moins densément peuplées que le nord-Essonne.

Il s’agit d’un problème épineux qui parasite les relations entre majorité et opposition au sein de l’assemblée départementale. Le Conseil général a annoncé la semaine dernière la prise en charge du différentiel pour les familles à la rentrée 2011 (lire notre article). En face, on estime que la « mobilisation grandissante » a permis de faire reculer le Conseil général sur la hausse. A partir de septembre, ce sera lui qui deviendra autorité organisatrice des transports scolaires, en lieu et place des intercommunalités ou groupements de communes. Il devra d’ici là créer un schéma cohérent et qui apaise les tensions.