Samedi devant la préfecture de l’Essonne, plusieurs élus de droite ont manifesté contre la réforme des transports scolaires par le STIF. Une application de la loi qui aurait « un impact catastrophique ».

  • Photo : Franck Marlin, député et maire (UMP-PR) d’Etampes aux côtés des élus locaux

Samedi aux alentours de 16h30, venus du fin fond du département, des élus proches de la majorité présidentielle se sont mis en mouvement. Direction la capitale essonnienne, Evry. D’un pas ardent et déterminé, ils ont manifesté devant les grilles de la préfecture de l’Essonne – une heure avant la tenue des vœux du Conseil général – pour  exposer leur refus du nouveau règlement des transports scolaires.

Malgré la mise à disposition de moyens communaux par plusieurs maires du Sud-Essonne, ils n’étaient qu’une petite centaine à avoir bravé le froid pour brandir banderoles et pancartes. Au chant de « Berson démission », vite remplacé par « Berson Discutons » – Michel Berson, Président (PS) du Conseil général de l’Essonne a annoncé il y a plusieurs mois sa décision de ne pas briguer un nouveau mandat à la tête du département (Lire notre article) – les manifestants refusent une augmentation non négligeable du coût du ramassage scolaire.

« La droite départementale cherche à instrumentaliser les parents »

« Ce n’est pas la politique politicienne ni la polémique qui m’intéresse » précise sur son blog, le Conseiller général UMP de Mennecy, Patrick Imbert. Pourtant, à moins de deux mois des prochaines élections cantonales, qui se tiendront les 20 et 27 mars, cette opération de la droite sud essonnienne pourrait apparaître comme une manipulation électoraliste.  Pour le président socialiste du département, « depuis quelques semaines, la droite départementale cherche à instrumentaliser les parents d’élèves et la communauté éducative » sur ce sujet.

  • Un panneau d’affichage municipal à Gironville-sur-Essonne

Le Conseil général de l’Essonne a annoncé la semaine dernière qu’il prendra à sa charge la hausse du prix du ramassage scolaire (Lire notre article). Une décision de l’assemblée départementale qui garantie une non augmentation des frais pour les parents pour la prochaine année scolaire. En attendant, le problème à long terme reste entier, faisant peser sur les épaules des familles une nouvelle charge.