Alors que l’école maternelle Pierre Brossolette est toujours en travaux, l’utilisation des locaux crée des désaccords entre parents d’élèves et municipalité.

Le coup de neuf continue à Pierre Brossolette, mais ne fait pas que des heureux. En lien avec la création de nouveaux logements, et donc l’arrivée de nouveaux habitants sur Villiers-sur-Orge, le bâtiment de l’école, qui date de 1920, subit actuellement un agrandissement, ainsi qu’une mise à jour, après la découverte de traces d’amiante dans le petit gymnase.

Les travaux ont causé la fermeture d’une cour de l’établissement, et le déménagement de deux classes au centre du Petit Prince. Ce centre de loisirs situé à quelques mètres de l’école peut accueillir 120 enfants, en plus d’un grand jardin, où ont été aménagés deux locaux modulables pour les deux classes concernées.

Mais sur les autres groupes restés dans l’enceinte de la maternelle, certains parents se plaignent de la proximité des travaux qui gênent le déroulement des cours. « Le bruit est très fort, on l’entend depuis le centre-ville, et les murs tremblent, rien de tel pour agiter et déconcentrer les enfants. On les récupère énervés en fin de journée, et ça dure depuis un mois », s’insurge Chrystelle, mère d’un des élèves.

De son côté, le maire de Villiers-sur-Orge, Thérèse Leroux-Lamare « reconnait qu’il y a du bruit, notamment avec l’utilisation d’un brise-roche hydraulique pour détruire des pieux, mais maintenant le plus gros est passé. Une ossature en bois va être installée, moins sonore qu’avec du béton. Un inspecteur académique est d’ailleurs venu la semaine dernière et a considéré que nos mesures étaient adaptées à la situation. »

Un chantier finalisé en mars 2014

En attendant, la directrice de l’école propose aux maîtresses d’aller dans le centre de loisirs voisin quand le bruit est élevé, mais d’après Chrystelle, « la salle n’est pas équipée. On aurait pu ajouter un local dans le jardin du centre de loisir, pour accepter les 61 élèves le temps des travaux, mais la mairie refuse de le construire pour trois ou quatre mois. »

« Je ne refuse pas qu’on s’adapte, mais on ne va pas créer un nouveau local modulable de 50 m² qui ne serait pas livré avant la fin de l’année, rétorque le maire, qui a rencontré six parents en colère lors de la réunion d’information parents/enseignants le 14 septembre dernier. Et je n’ai pas eu de retour négatif sur l’organisation des cours, que ce soit de la direction de l’école ou du personnel enseignant. »

Les travaux censés débuter fin juin ont été décalés de deux semaines, pour attendre la fin de l’année scolaire, et ont pris du retard pendant l’été. Le chantier ne devrait pas être finalisé avant fin mars 2014. Malgré cette période de transition, l’école est en phase de croissance, en équipement comme en effectif : « On compte 212 élèves dans l’école, répartis sur sept classes. Nous avons failli en ouvrir une huitième à la rentrée, dans une salle qui sert à l’heure actuelle de dortoir », précise le maire. Deux salles de cours supplémentaires sont prévues, ainsi qu’une salle de motricité pour les activités physiques.

Thérèse Leroux, élue divers droite, voit également dans cette démarche un enjeu politique : «  l’élection des parents d’élèves approche, et certaines personnes font en sorte de marquer leur opposition à mon action en vue des municipales ». Reste à savoir à qui profite le bruit.