L’auteur du polar Les Anges s’habillent en caïllera participait samedi à Grigny, à un premier stage d’écriture à destination de jeunes femmes de la Grande Borne. L’objectif : un concours de scénarios pour réaliser un court-métrage sur les rapports femmes-hommes.

« Et si c’était l’inverse? » C’est le nom du concours d’écriture porté par l’association GrignyWood, et destiné à promouvoir la création chez les jeunes femmes. Sur la thématique de l’égalité femmes-hommes, Une dizaine de jeunes Grignoises ont été sélectionnées pour écrire un véritable scénario, en vue du tournage d’un court-métrage. Le premier rendez-vous de travail était donné samedi dernier, à l’ancienne maison de quartier Marie Curie de Grigny, pour un atelier d’une après-midi avec le romancier et scénariste Rachid Santaki. Ce dernier, qui a distillé ses conseils dans la construction d’un scénario et la définition de personnages, voit cette première rencontre comme une sorte de « masterclass » . Il reviendra ainsi dans deux semaines pour un nouvel atelier, faire le point sur l’évolution des textes écrits. Les candidates auront alors quelques semaines de plus pour peaufiner l’ensemble.

Puis, « le meilleur sera sélectionné par un jury et sera mis en film » explique Omar Dawson de l’association GrignyWood. Mais le projet ne s’arrêtera pas pour autant pour les autres participantes puisque « toutes seront associées au tournage et la création de ce film à toutes les étapes » précise-t-il. Elles pourront par exemple se faire aider par le jeune réalisateur Samuel Germelus, que nous avions rencontré, présent ce samedi pour apprécier l’évolution des travaux et donner aussi quelques conseils.

« A la base, j’écris aussi » explique Rayhina, participante à l’atelier, qui espère « gagner en structure et en méthodologie » avec ce concours. Il faut dire que la présence de Rachid Santaki aura aidé les jeunes femmes, conquises par la qualité de ses récits surprenants de réalité, lorsqu’il décrit certains environnements urbains familiers. Ce que confirme Mafanta, une autre participante, pour qui « ce qu’il écrit nous parle plus, car les histoires se passent en banlieue ».

Pour aller au bout de la démarche, ce sont les garçons de l'association qui ont préparé à manger pour tout le monde. (DR)

Pour aller au bout de la démarche, ce sont les garçons de l’association qui ont préparé à manger pour tout le monde. (DR)

Avec une autre association grignoise, Révèle-toi,  les participantes ont pu pour commencer à appréhender les techniques d’élaboration d’une fiction, en couchant sur papier et ordonnant leurs idées de départ. « Un véritable enrichissement ! » souligne Rayhina. Et à en croire l’invité du jour, c’était mutuel. « J’apprends beaucoup dans ces rencontres où je suis confronté à des personnes qui ont un autre quotidien » indique Rachid Santaki, « ça m’apporte énormément » . L’écrivain qui a offert son livre à tous les participants peut aussi « travailler sur la transmission » de son expérience. Et il ne s’en prive pas.