La droite départementale s’est mis en ordre de bataille pour faire mentir l’optimisme des socialistes essonniens. Le président de l’UMP 91 Georges Tron, lors de la présentation des candidats de la majorité présidentielle, a affiché clairement les ambitions de la droite : reconquérir le département.

  • Photo : (De gauche à droite) Sylvain Dantu (Canton de Corbeil-Ouest), Arnaud Barroux (Canton d’Evry-Sud) et Frédéric Rose (Canton de Juvisy).

Avec seulement 4 cantons sur 21 acquis à l’ump soumis aux suffrages des essonniens, la droite ambitionne face à la division à gauche de ravir le Conseil général à la majorité sortante. Critiquant la « mauvaise gestion » de la majorité socialiste qui a conduit à l’ « appauvrissement du département », le maire de Draveil a fermement dénoncé les pratiques du PS Essonne digne « d’un ancien temps » dans la succession « forcée » de Michel Berson par Jérome Guedj.

Egrenant « l’incompétence de la majorité » sortante dans la « mise en chantier de vrais projets d’innovation et la diminution des dotations en investissement » , Jean-Pierre Delaunay, chef de file de l’opposition UMP et Apparentés au Conseil général a dénoncé l’écart entre le discours des socialistes et la « pratique dans le conseil général » .

La droite « unie » contre une gauche « divisée »

Jacques Lebigre, secrétaire de l’UMP Essonne, citant l’exemple de Corbeil-Essonnes (ndlr : victoire de Jean-Pierre Bechter aux municipales partielles de décembre dernier), appelle la gauche à la prudence et à modération lors de prochaines échéances. Qualifiant la présence de candidats Nouveau Centre dans 4 cantons, de « pure logique électorale et d’opportunisme », Jacques Lebigre précise qu’il y aura toutefois un désistement au second tour. « La division est à gauche » selon lui. La préinvestiture de Jérome Guedj et les tensions entre les socialistes et le Front de Gauche sont pour lui, une occasion pour la droite de faire la différence au second tour.

Élections locales : enjeux locaux

Dénonçant la logique de cohabitation initiée par la majorité départementale et la Région, la conseillère générale de Longjumeau Marianne Duranton en aussi profité pour balayer d’un revers de mai, les critiques émises sur l’absence de programme départemental de son camp, en précisant que les projets seront dévoilés au fur à mesure par les propositions des candidats, plus à même de faire remonter les besoins de leur canton.

Pour ce faire, afin de faciliter l’action des candidats sur le terrain, Jean-Pierre Delaunay a annoncé la mise en place d’une structure d’accompagnement, afin de « faciliter l’argumentaire » de ces derniers sur le terrain, qui témoignent d’ores-et-déjà d’une « implantation locale sérieuse ».

La parité aux oubliettes ?

Avec seulement 4 candidates en position de titulaire, l’UMP 91 fait comme le PS, le service minimum en matière de parité. Si certains candidats comme François Frontera, candidat sur le canton de Montlhery, ose qualifier les suppléantes de « simple potiches », notons toutefois le dynamisme de candidates suppléantes comme Emmanuelle Colot à Arpajon qui s’ « attache à défendre le caractère social du service public » ou la titulaire Faten Hidri (candidature pour le canton d’Epinay-sous-Senart), qui affichent clairement leur soif de victoire.