Ce mardi, la députée de l’Essonne a présenté devant la délégation des droits des femmes un ensemble de recommandations visant à abolir la prostitution en France.

Dans la continuité de la résolution Bousquet / Geoffrey adoptée à l’unanimité par l’Assemblée en 2011, la députée socialiste a mené, avec des parlementaires de tous bords politiques, un travail de deux ans sur les moyens de mettre fin à la prostitution. S’appuyant sur de nombreuses auditions, tables rondes en régions, et une étude sur la prostitution étudiante en Essonne, en lien avec des associations de protection des femmes, des représentants de police, de la gendarmerie et de la justice, Maud Olivier a présenté ce mardi à 16 heures pas moins de 40 recommandations à la délégation des droits des femmes.

« Ces recommandations s’appuient sur quatre piliers, précise-t-on à son cabinet : la lutte contre le proxénétisme, l’accompagnement des femmes prostituées, la prévention auprès des jeunes, et la responsabilité des clients. » Le plus dur étant souvent de faire évoluer les mentalités, des hommes mais aussi des femmes.

La liste pourrait être modifiée ou élargie par la délégation, qui décidera ensuite de l’officialisation du « rapport Olivier ». Celui-ci devrait servir de support pour un futur texte de loi présenté devant l’Assemblée.

De son côté, l’association Osez le Féminisme ! enjoint les parlementaires socialistes à soutenir cette proposition de loi, qui « positionnerait la France enfin clairement du côté des personnes prostituées. »