Vendredi 23 août dernier, Michel Fuzeau quittait ses fonctions de préfet de l’Essonne. Après avoir passé deux ans et demi sur le territoire essonnien, celui-ci est remplacé par Bernard Schmeltz qui souhaite, de son côté, entrer dans le vif du sujet le plus rapidement possible.

Vendredi dernier, Michel Fuzeau a dressé le bilan de ses fonctions en Essonne (JL/EI)

Vendredi dernier, Michel Fuzeau a dressé le bilan de ses fonctions en Essonne (JL/EI)

« Dans la vie d’un département, le départ d’un préfet est une chose périodique et somme toute assez banale ». C’est par ces mots que Michel Fuzeau a entamé son dernier discours en tant que préfet de l’Essonne dans l’après-midi du vendredi 23 août. Un mois après avoir reçu sa nouvelle nomination en qualité de préfet de la région Auvergne et préfet du département du Puy-de-Dôme. L’énarque de 60 ans quitte le territoire essonnien après y être resté plus de 2 ans et 8 mois. Réunies dans la salle de réception de la résidence préfectorale qui jouxte l’Hôtel de la Préfecture d’Évry, de nombreuses personnalités politiques, des chefs d’entreprises ou encore des acteurs de la vie économique avaient fait le déplacement afin de « remercier Michel Fuzeau pour le travail qu’il a accompli », comme le résume Seymour Morsy, préfet délégué à l’Égalité des chances dans le département.

Ainsi, avant de prendre la route pour Clermont-Ferrand, Michel Fuzeau a profité de son dernier discours pour dresser un bref bilan de « son chapitre essonnien ». Le préfet s’est félicité du travail accompli depuis janvier 2011, date de sa nomination, sur la question de la sécurité. « La création des zones de sécurités prioritaires [ndlr : ZSP] a permis de faire de nombreux progrès. Je me souviens qu’au lendemain de ma prise de fonction en 2011, j’étais aux Tarterêts, car un policier avait été victime d’un guet-apens. Aujourd’hui, leur nombre a sensiblement baissé et je pense que nous avons fait de gros progrès pour endiguer tout cela », souligne Michel Fuzeau.

Outre la sécurité, le préfet s’est également réjoui de l’adaptation des économies locales aux exigences des temps nouveaux, du redécoupage des intercommunalités ou encore du lancement des contrats d’avenir.

De son côté, Jean-Raymond Hugonet, président de l’union des maires de l’Essonne a souhaité entre autres rendre hommage « à la qualité du travail » de Michel Fuzeau durant la catastrophe ferroviaire de Brétigny. « Vous avez été à votre place, ce drame a été géré avec maestria et sérénité. Nous sommes tous admiratifs de cela ».

Concluant son discours d’adieu en plaisantant sur le fait que « les problèmes de l’Auvergne ne sont pas ceux de l’Essonne », Michel Fuzeau a adressé ses vœux de succès à son successeur dans sa nouvelle mission.

« Entrer dans le vif du sujet le plus rapidement possible »

Alors que Michel Fuzeau prenait ses fonctions à Clermont-Ferrand ce lundi 26 août, Bernard Schmeltz arrivait sur le sol essonnien. Cet ancien préfet du Lot-et-Garonne ou encore de Vendée est donc devenu le 16e préfet de l’Essonne depuis la création du département en 1968. Ce département n’est d’ailleurs pas une terre inconnue pour cet homme de 52 ans. « Étant originaire de la région parisienne et du Val-de-Marne, j’ai longuement parcouru le département de l’Essonne dans ma jeunesse ». C’est donc avec « plaisir », mais aussi avec des « responsabilités » que Bernard Schmeltz s’installe dans ses nouveaux locaux.

Le nouveau préfet prendra le temps de comprendre les enjeux du territoire qui sont « extrêmement lourds sur le plan économique, sur la thématique de l’emploi, sur la sécurité, sur la politique de la ville, la question des Roms ou encore sur l’environnement ».

Dans un premier temps, l’énarque qui souhaite « être au contact des réalités et être sur le terrain » prendra le temps nécessaire pour comprendre et cerner l’ensemble de ces enjeux afin « d’entrer dans le vif du sujet le plus rapidement possible ».