Le député essonnien et porte-parole du groupe PS à l’Assemblée est revenu sur le choix du gouvernement socialiste de supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires. Il considère aujourd’hui qu’il s’agit d’une « erreur ».

« Nous sommes allés un peu vite », c’est ce qu’a estimé Thierry Mandon interrogé ce matin sur Europe 1. « Je pense que cette mesure aurait mérité d’être beaucoup plus fine et que nous aurions dû imaginer une sorte de plancher, c’est-à-dire que peut-être les 1.500 ou 2.000 premiers euros annuels de gain pour un salarié sur les heures supplémentaires restaient non soumis à l’impôt sur le revenu. »

La non-imposition des heures supplémentaires avait été instaurée par Nicolas Sarkozy dans son « paquet fiscal » en 2007, et retirée par les socialistes l’année dernière. « En période de crise, inciter les gens à faire des heures supplémentaires, c’est dispenser des gens d’être embauchés donc ce n’est pas salutaire », a précisé le député de la neuvième circonscription du département.