Alors que le dernier bilan de la catastrophe survenu vendredi en gare de Brétigny-sur-Orge fait état de six victimes, la SNCF envisage une défaillance au niveau d’un aiguillage.

Cela pourrait être une défaillance d’une pièce à proximité d’un aiguillage qui serait la cause de la plus grande catastrophe ferroviaire survenue en France depuis l’accident à la gare de Lyon en 1988. L’éclisse, cette pièce de métal servant d’agrafe pour relier deux rails dans l’aiguillage « s’est désolidarisée, elle s’est détachée, elle est sortie de son logement », a expliqué le directeur des infrastructures de la SNCF Pierre Izard.

5 000 pièces identiques à l’éclisse de Brétigny-sur-Orge devront être prochainement remplacées. Lors d’une conférence de presse tenue samedi matin, le président de la compagnie ferroviaire Guillaume Pepy indique que « la désolidarisation de cette éclisse du rail est l’objet même des enquêtes judiciaires et techniques en cours ».

Dans un communiqué du 30 mai dernier, la direction régionale de la SNCF annonçait la mise en place d’un plan transport pour les pointes du trafic matinal. La cause, « une aiguille étant fortement endommagée au nord de la gare de Brétigny », empêchant les trains de passer de la voie 2 bis à la voie 2 en direction de Paris. «  Toutes les équipes de la SNCF Infra et RFF sont mobilisées pour organiser les travaux nécessaires, afin qu’ils se fassent le plus rapidement possible », pour une remise en service prévue vers la mi-juillet, était-il indiqué. Ironie du sort, les travaux en profondeur devaient débuter ce samedi.