Le Bureau du Sénat a refusé de lever ce mercredi 3 Juillet l’immunité parlementaire de Serge Dassault.

C’est l’autorité judiciaire qui avait réclamé cette levée d’immunité du sénateur et ancien édile de Corbeil-Essonnes, dans le cadre d’une enquête mené par un juge d’instruction. Alors que le maire actuel Jean-Pierre Bechter avait été relâché de sa garde à vue mercredi 26 Juin (lire notre article) , l’enquête devait se poursuivre autour de Serge Dassault, à propos d’une affaire de tentative d’homicide et d’achat de voix lors des dernières élections municipales. Le bureau du Sénat à rejeté cette demande d’immunité en considérant que « la demande présentait un défaut de motivation« . On ne sait à l’heure actuelle si l’enquête pourra ou non rebondir et se poursuivre.

Pour mémoire, cette demande de levée d’immunité est intervenue dans un contexte particulièrement tendu pour la mairie de Corbeil-Essonnes. Outre les affaires qui y sont liés depuis 1995, le climat est toujours aussi tendu en ville, en témoigne le difficile travail des journalistes, comme lors du conseil municipal du 27 mai dernier.  Par cette décision du Sénat, la visibilité des agissements de la mairie s’amenuise, le cœur de la ville de Corbeil-Esonnes semble se fermer sur lui-même, le député de la 1ère circonscription Carlos Da Silva déclare ainsi ce mercredi matin : « Chacun comprend maintenant les raisons pour lesquelles une des plus grosses fortunes de France a voulu rester sénateur : éviter la justice. » Le Bureau du Sénat affirme lui avoir délibéré « sans se prononcer ni sur le fond du dossier, ni sur l’exactitude des faits, ni sur la procédure suivie par les juges. » De son côté, le conseiller général Bruno Piriou réagit par voie de communiqué : « Corbeil-Essonnes meurt d’être sans cesse empoisonné, depuis des années, par ces affaires dont chaque épisode en rajoute dans la défiance envers la vie politique locale » .