Un mois après sa victoire aux élections municipales, le maire de Corbeil-Essonnes Jean-Pierre Bechter a retrouvé mercredi soir son siège de président de l’agglomération Seine-Essonne. Au cours d’un vote sans surprise, celui qui était le seul candidat déclaré à sa succession reprend la main sur les dossiers de sa communauté d’agglomération, créée par Serge Dassault.

Le sujet de l’intercommunalité reste sensible chez les corbeil-essonnois. Au cours d’une campagne âpre, les habitants de Corbeil-Essonnes ont fait le choix de reconduire l’équipe de droite municipale, qui avait mis un point d’orgue sur son programme à ne pas former une agglomération avec la ville-préfecture voisine, Evry. C’est donc aux côtés des communes formant la Communauté d’Agglomération Seine-Essonne (CASE) que Jean-Pierre Bechter vient de se réengager.

Cette intercommunalité regroupe, outre la principale ville Corbeil-Essonnes, les communes du Coudray-Montceaux, Etiolles, Saint-Germain-lès-Corbeil et Soisy-sur-Seine. Chacun des maires devient vice-président de la structure. Jean-Pierre Bechter a obtenu 43 des 47 voix exprimées pour ce vote des élus communautaires.

Travailler « en collégialité »

Lors de son discours d’ouverture de séance, Jean-Baptiste Rousseau, le maire de Soisy-sur-Seine, a émis plusieurs remarques quant à sa vision de la conduite de l’agglomération, visiblement à destination de Jean-Pierre Bechter, peu avant son intronisation. L’élu a mis en avant le besoin « d’un meilleur fonctionnement » de l’agglomération, et de « plus de collégialité » . Souhaitant la publication des comptes rendus de conseil « en temps et en heure » , il a néanmoins tenu à souligner les avancées obtenues par le travail communautaire sur le territoire.

Comme pour répondre à son homologue de Soisy-sur-Seine, le maire de Corbeil-Essonnes a affirmé ne concevoir son travail de président d’agglomération « qu’en collégialité » . « J’ai toujours joué collectif » a précisé Jean-Pierre Bechter. Dans sa déclaration de prise de fonction, le nouveau président de la CASE a annoncé qu’il entrerait dans le Conseil d’Administration d’Altis, l’ex usine IBM que « Serge Dassault a sauvé » ajoute l’édile.

Il a également tenu à remercier de son travail de président par intérim, Jean-Pierre Marcelin, par ailleurs maire de Saint-Germain-lès-Corbeil, et lui a confié pour ce nouveau mandat une délégation de signature, en tant que 1er vice-président de l’agglomération.