L’Union départementale de l’Essonne de la CGT tenait son congrès la semaine dernière au génocentre d’Evry. La principale force syndicale du département a entériné une orientation offensive au sortir de ses trois jours de débat.

Il s’agit du moment central de la vie démocratique de l’organisation. Les différents syndicats CGT présents dans le département ont mandaté quelques 300 délégués, pour le 17ème congrès de leur Union départementale. Réunis au sein de l’amphithéâtre du génocentre d’Evry, les responsables syndicaux ont échangé sur leur bilan d’activité et discuté des orientations à prendre pour les prochains mois. Forte de 9000 adhérents, la CGT entend peser sur les projets structurants du département. « Il se dessine trois secteurs appelés à se développer fortement, le plateau de Saclay, la Base aérienne de Brétigny, et le futur grand stade d’Evry-Ris indique Hervé Leblanc, le secrétaire général de la CGT 91, la CGT doit y jouer un rôle » .

Pour cela, elle compte reprendre ses campagnes de syndicalisation, et travailler par exemple sur l’opération d’intérêt national de Saclay « à la création d’outils de contrôle où les salariés sont représentés » . Les congressistes ont également mis en avant le sujet des discriminations syndicales, « que l’on voit de plus en plus dans le commerce ou les services publics » souligne Hervé Leblanc. La direction départementale composée de 31 membres a également été modifiée, dans le but de « renouveler et de faire toute la place aux femmes et aux jeunes » selon Véronique Josien, membre de la Commission exécutive de la confédération en Essonne.