Les habitants des zones sinistrées ne sont pas impressionnés par les « Olympiades du rétablissement » : le gouvernement

Les Jeux olympiques de Tokyo, présentés comme un moyen d’améliorer le sort des régions dévastées par le séisme et le tsunami de mars 2011, ont laissé les habitants du nord-est du Japon très peu impressionnés, selon une enquête figurant dans un rapport gouvernemental mardi.

L’enquête faisait partie d’un rapport gouvernemental sur les Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo. Elle a passé en revue l’ensemble du projet, de la phase de candidature à sa réalisation pendant une pandémie, sans pratiquement aucun supporter, et a pratiquement ignoré le fiasco du stade national.

L’enquête menée par l’Agence japonaise pour la reconstruction en novembre demandait si les gens étaient « reconnaissants pour le soutien à la reconstruction ou s’ils pensaient que les Jeux olympiques envoyaient un message au monde que la reconstruction était en cours ».

Seuls 29,8 % des 4 000 personnes interrogées ont répondu à cette question en disant « Je le pense vraiment » ou « Je pense que oui ». Au total, 38,8 % ont répondu « Je ne pense pas que cela ait fait grand-chose » ou « Je ne pense pas ».

Lorsqu’on leur a demandé leur avis sur la meilleure chose à retenir des Jeux olympiques, 20,7 % ont répondu « les événements organisés dans la région sinistrée », tandis que 11,1 % ont répondu « le relais de la flamme ». Près de 40 %, 39,6 %, ont répondu « rien en particulier ».

L’enquête a été menée auprès de 1 000 résidents des préfectures d’Iwate, de Miyagi et de Fukushima, ainsi que de Tokyo. Les résultats n’ont pas été publiés dans le corps du rapport mais dans les documents de référence joints.

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Le rapport principal se concentre sur les points positifs : l’hydrogène produit à Fukushima a été utilisé pour le relais de la flamme et le village des athlètes a servi de la nourriture provenant de la région sinistrée.

La photo d’archive montre des membres de l’équipe de football du Japon, vainqueur de la Coupe du monde féminine 2011, courant au départ du relais de la flamme olympique de Tokyo au centre d’entraînement de football J-Village dans la préfecture de Fukushima, le 25 mars 2021. (Kyodo)

Les Jeux olympiques, proclame le rapport du gouvernement, « ont montré au monde comment le redressement est accompli et comment nous nous attaquons aux problèmes qui favorisent la reconstruction. »

En ce qui concerne la pièce maîtresse des Jeux olympiques, le stade national, le rapport était remarquablement vague. L’offre initiale de conception du stade, faite par la regrettée Zaha Hadid, était le prix le plus important de l’énorme facture à payer pour accueillir les Jeux olympiques.

Pour y remédier, les organisateurs ont rouvert l’appel d’offres, retardant sa construction d’un an et l’empêchant d’accueillir les matchs de la Coupe du monde de rugby 2019.

Le seul commentaire du rapport sur ce qui n’était qu’une des premières pierres d’achoppement des organisateurs est le suivant :  » Le coût connexe est devenu plus important que prévu initialement. « 


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