Pour ce jour de fête internationale du travail, Essonne Info s’est rendu au traditionnel défilé parisien. L’occasion d’évoquer avec des Essonniens les un an de la gauche au pouvoir.

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  • Photo : les boulevards parisiens ont résonné des slogans des manifestants. (JM/EI)

Babacar a les traits tirés. La nuit dernière, il travaillait dans un entrepôt de Bondoufle. Intérimaire, il accompagne au défilé du 1er mai son cousin, qui manifeste dans un cortège de sans-papiers. « Il y a trois ans j’étais dans la même situation, grâce à l’aide du syndicat j’ai été régularisé » indique-t-il, et aujourd’hui il n’oublie pas, badge CGT accroché au veston.

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  •  Photo : la banderole du cortège CGT 91. (JM/EI)

En tête de cortège derrière les leaders syndicaux, une centaine d’ouvriers de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois se font applaudir sur leur passage. « On ne peut que soutenir leur lutte, ils sont le symbole de l’inaction du gouvernement » commente un militant CGT 91. Car la centrale de Montreuil, mobilisée contre la loi découlant de l’accord-emploi, nourrit une nouvelle fois le gros de la manifestation, au moins les deux-tiers des quelques milliers de personnes présentes sous la pluie.

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  •  Photo : outre la CGT, les militants franciliens de la FSU et de Solidaires ont défilé. (JM/EI)

Rencontré dans le cortège Sud-PTT, ce facteur d’un centre de distribution du département, touché par des restructurations, reconnait le « contexte difficile de la crise pour Hollande » mais ajoute-t-il, « on n’a pas voté à gauche pour que la casse des services publics continue de cette manière » . « Il faut réagir ! » ajoute Nadine,  enseignante à Longjumeau, « mais non syndiquée » défile plutôt pour son mari, « son entreprise veut délocaliser, et ils n’attendent que l’application des mesures liées à l’ANI pour avoir les mains libres » .

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  • Photo : les drapeaux syriens ont pris beaucoup de place dans les cortèges internationaux. (JM/EI)

Comme chaque année, plusieurs partis étrangers et de nombreuses associations de solidarité internationale participaient à la marche parisienne. Les couleurs de l’Armée syrienne libre ont fleuri en fin de cortège, en soutien au soulèvement qui a commencé il y a deux ans. Des Syriens de la diaspora, Saharouites, Latino-américains, ou encore des Sri-Lankais d’origine tamoul ont défilé, ces derniers brandissant des drapeaux des Tigres.