Des pyralènes ou PCB (polychlorobiphényles) ont été retrouvés à proximité d’une ancienne usine de Limours et dans la rivière la Prédecelle. L’information commençait à circuler et a été confirmée ce vendredi par la préfecture.

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L’affaire remonte à septembre dernier. Dans un abattoir de la région, une forte concentration de pyralènes est retrouvée sur une vache issue d’un troupeau de Limours. Après des résultats d’analyse définitifs en janvier, l’élevage est mis sous séquestre. Puis c’est dans les cours d’eau, notamment des canaux proches et la Prédecelle, que des relevés d’eau réalisés font état de concentrations de 1,32 à 4,16 mg/kg, pour un seuil toléré de 0,68 mg/kg, jusqu’à 7 kilomètres en aval.

La préfecture assure que « les investigations pour identifier d’une part la source de cette pollution et d’autre part la manière dont les animaux sont contaminés se poursuivent sans qu’elles n’aient à ce jour permis de conclure » . Mais pour les élus locaux, on soupçonne un site industriel en friche du groupe Nicolitch. De l’avis de Christian Schoettl, président de la communauté de communes, l’information aurait dû être diffusée bien avant, notamment car nombreux sont les habitants à puiser l’eau de la rivière pour arroser leur potager. « Personne n’a rien voulu dire, taire une histoire pareille, c’est irresponsable » s’insurge le maire de Janvry, dont le fils et conseiller général [Ndlr : Nicolas Schoettl] a publié dans la semaine une lettre cantonale sur la question.

Les services de l’Etat, qui indiquent dans un communiqué que les PCB retrouvés « sont extrêmement peu solubles dans l’eau » , précisent à l’usage des riverains : « en l’état, il n’y a pas lieu d’interdire les prélèvements d’eau superficielle dans la Prédecelle pour l’arrosage, ni la consommation des fruits et légumes arrosés » . « Quel sondage a été fait pour savoir le degré de contamination dans les jardins ? » se demande pour sa part Christian Schoettl. Rappelons que depuis un arrêté de juillet 2010, la commercialisation et la consommation des poissons pêchés dans les principaux cours d’eau du département sont interdites. Ce en raison de la pollution récurrente des différents cours d’eau de l’Essonne depuis les années 90.