Assigné vendredi au Tribunal administratif par des familles roms de Ris-Orangis après leur expulsion, le préfet de l’Essonne s’est engagé à ce que des hébergements soient mis en place pour les personnes à la rue.

  • Photo : l’expulsion du bidonville s’est déroulée au petit matin le mercredi 3 avril. (DM/EI)

Ce vendredi, le Tribunal administratif de Versailles examinait une requête de familles de l’ancien bidonville de Ris-Orangis, détruit le 3 avril dernier (lire notre article). En application de la circulaire Valls du 26 août 2012, elles demandaient à l’État des solutions de relogement suite à l’évacuation des lieux qu’elles occupaient.

Dans une ordonnance rendue après les débats, le Tribunal administratif de Versailles a rejeté les recours en référé pour obliger le Préfet de l’Essonne à reloger les personnes concernées. « Ces familles avaient refusé les hébergements qui leur étaient proposés lors de l’évacuation
du campement » indique le cabinet du préfet dans un communiqué.

En effet, les services de l’État ont mis en avant le fait que n’importe quelle personne peut « chaque jour, avoir recours au 115 pour obtenir un hébergement d’urgence » et qu’ainsi, les familles Roms pouvaient dès à présent être aidées. Pas besoin d’obliger dans ces conditions le préfet à loger ces familles, c’est ce que le tribunal a conclu. Une décision qui ne satisfait pas les associations, qui pointent toujours la précarité de ces hébergements, qui ne durent que quelques nuitées.