Depuis le 3 avril dernier, certains d’entre vous ont peut-être remarqué la présence d’une voiture pas si banale que cela. Ce véhicule, c’est la voiture-radar qui sillonne les routes essonniennes pour traquer les infractions. Essonne Info vous présente ce nouveau type de détecteur de vitesse.

  • Photo : la voiture-radar qui parcourt l’Essonne. (JL/EI)

Vous connaissiez les radars embarqués dans les véhicules présents sur le bord des routes ou encore les radars automatiques, voici maintenant les voitures-radars. Désormais, cette voiture pourra effectuer des contrôles de vitesse en roulant, chose qui était impossible avec les dispositifs précédents. La mise en service de ce nouveau type de radars en France date du 15 mars 2013. Depuis ce jour, de nombreux départements se dotent de ce nouveau dispositif de détecteur de vitesse. Après les Alpes-Maritimes et l’Ille-et-Vilaine, pour ne citer qu’eux, l’Essonne s’est à son tour procurée ce véhicule le 3 avril dernier.

Le radar embarqué va donc arpenter plusieurs centaines de kilomètres de routes essonniennes. « Cette voiture a une compétence linéaire sur près de 490km », précise le capitaine Sylvie Ménard, de la compagnie CRS autoroutière. Cette brigade dont le poste de commandement est basé à Arcueil a charge de balayer une partie des routes du département. Ainsi, le véhicule parcourt plus particulièrement le secteur nord de l’Essonne et les grands axes que sont l’A6, l’A10, la N118 ou encore la Francilienne.

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  • Photo : la batterie du radar, qui permet une autonomie de 16 heures. (JL/EI)

Une voiture sans flash

Ces véhicules banalisés bénéficient d’un équipement dernier cri. Avec une batterie dans le coffre, le détecteur de vitesse a une autonomie de plus de 16 heures. La compagnie de CRS autoroutière qui pilote ce véhicule peut sélectionner les différentes limitations de vitesse aisément. « En cas de portion de travaux par exemple, nous pouvons instantanément nous adapter aux nouvelles limitations en un clic », assure un brigadier. Ainsi, le capteur du radar se trouve au niveau de la plaque d’immatriculation. Contrairement à ses aînés, les voitures-radars n’émettent pas de flashs. « Tout se fait par infrarouge », explique le capitaine Ménard. Les automobilistes ne seront donc plus avertis de leur infraction et seront certainement surpris de retrouver une contravention dans leurs boîtes aux lettres.

Cependant, les usagers auront une marge plus importante qu’avec les anciens radars. Ainsi, une marge d’erreur de 10% est effectuée à l’issue de chaque contrôle, alors qu’elle n’est que de 5% pour les anciens modèles. « Ce dispositif sert avant tout à sanctionner les gros excès de vitesse », souligne le Préfet de l’Essonne, Michel Fuzeau. Également, ce type de détecteur n’est pas encore capable de flasher des véhicules venant de sens inverse, mais aussi d’identifier avec certitude le véhicule en infraction dans le cas où plusieurs voitures apparaissent sur un même cliché. Toutefois, « cela risque de changer dans peu de temps », assure Sylvie Ménard.

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  • Photo : le capteur situé au-dessous de la plaque minéralogique. (JL/EI)

« Le but n’est pas de faire de la répression »

Les voitures-radars ont été mises en fonction pour un rôle bien précis. « Lutter contre l’insécurité routière et pour fluidifier le trafic », assure le capitaine. Avec 45 morts sur les routes essonniennes en 2012, le nombre de décès dû aux accidents est en hausse par rapport à 2011 (43 tués). L’objectif de ce dispositif est donc de dissuader les usagers pour baisser au maximum cette courbe. « Le but n’est pas de faire de la répression », martèle le Préfet. « C’est pourquoi nous nous devons d’être partout, abonde Sylvie Ménard. C’est par notre présence que nous pensons faire évoluer les mentalités des automobilistes ».

Par conséquent, ce nouveau détecteur de vitesse vient s’ajouter aux 31 radars fixes ou autres radars de feux que compte le département. Trois autres « tours » de dernière génération seront mises très prochainement en activité.

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  • Photo : la tablette dont se sert les agents pour sélectionner des nouvelles limitations de vitesse. (JL/EI)

Rien que sur la portion entre Chilly-Mazarin et Évry, quatre infractions avaient déjà été enregistrées ce mercredi après-midi. De quoi donner un ordre d’idée de l’efficacité de cette machine…