Ce vendredi matin, les personnels du Centre Hospitalier Sud Francilien (CHSF) ont lancé une opération escargot sur les routes afin de stopper la suppression de postes dans plusieurs services. Retour sur cette manifestation qui avait pour but d’interpeller les pouvoirs publics.

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  • Photo : Catherine Fayet, syndicaliste Sud Santé au CHSF, participait activement à cette manifestation. (DM/EI)

Vendredi 5 avril, plus de trente véhicules se sont rassemblés sur une des bretelles d’accès de la Francilienne au niveau du croisement avec la RN 7. A leurs bords, de nombreux aides-soignants, infirmiers et autres personnels du Centre Hospitalier Sud Francilien. Vers 10 heures du matin, le cortège de véhicules, ornés de drapeaux et de tracts syndicaux, a défilé successivement dans les deux sens de la N104. Les manifestants ont ensuite pris la direction de l’entrée de l’hôpital, ainsi que celle du Génopole. L’idée des personnels de l’hôpital étant de se faire entendre du Préfet de l’Essonne Michel Fuzeau et la ministre des Droits des Femmes Najat Vallaud-Belkacem qui étaient en déplacement dans le centre de recherche évryen.

Soutenue par l’intersyndicale FO-CGT-Sud Santé, cette opération escargot a ainsi perturbé le trafic sur ces deux axes, mais le plus important pour les manifestants était de sensibiliser les usagers à leur action. « Notre combat est aussi le vôtre ! », pouvait-on lire sur les voitures du personnel hospitalier.

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  • Photo : le barrage fait sur les routes par le personnel hospitalier pour se faire entendre des usagers. (DM/EI)

« Pour des soins de qualité dans notre hôpital »

Les personnels du CHSF se sont mobilisés pour protester contre les « mesures d’économie que le directeur et l’agence régionale de santé imposent aujourd’hui à l’hôpital ». En début d’année ces deux organes annonçaient la mise en place d’un plan de retour à l’équilibre. Le but est d’augmenter les recettes du CHSF pour qu’il puisse rembourser son déficit plafonnant à 27 millions. Le centre hospitalier doit par conséquent réaliser 8 millions d’euros d’économies sur quatre ans pour retrouver un équilibre budgétaire. Son déficit est principalement lié aux surcoûts occasionnés par sa construction en Partenariat public-privé (PPP).

Afin de faire croître ses recettes, c’est-à-dire son activité, tout en diminuant ses charges notamment salariales, le centre hospitalier doit procéder à une cinquantaine de suppressions de postes. Ce vendredi, les salariés manifestaient contre cette décision pour « proposer des soins de qualité dans l’hôpital ». Au total, 38 postes dans le service du bio-nettoyage assurant l’hygiène hospitalière, quatre postes au laboratoire et cinq emplois à la pharmacie sont susceptibles de disparaître. Également, les salariés militent contre le non remplacement de certains personnels hospitaliers. « Les départs à la retraite, les congés maladie et maternité ne sont plus remplacés dans les services de soins, administratifs, techniques et logistiques, regrettent les organisations syndicales. Il est de plus en plus difficile d’accueillir nos patients et leur famille dans de bonnes conditions ».

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  • Photo : les forces de l’ordre présentent pour empêcher les manifestants d’accéder au Génopole, où la porte parole du gouvernement tenait une table ronde. (DM/EI)

Quatre mois après la présentation de ce plan, le débat se poursuivra dans les prochains jours, alors que le premier anniversaire du regroupement de la plupart des services du Centre Hospitalier Sud Francilien sera célébré le mardi 16 avril prochain.