Depuis quelques mois, la commune de Ris-Orangis en Essonne était l’observatoire d’une  expérience sociale et politique insolite sur la question des Roms. Depuis l’installation d’un camp en bordure de la Rn7 à l’entrée de la ville, le maire semblait totalement acculé et désarmé entre les plaintes des riverains, la colère des associations solidaires de la cause des Roms, et les collectivités qui se désolidarisaient. Essonne Info a mené une enquête sur le terrain de plusieurs semaines, et vous propose aujourd’hui un dossier entièrement consacré au bidonville de Ris-Orangis.

  • Photo : Au coeur d’un bidonville pas comme les autres. (DM/EI)

Point de départ d’une confusion identitaire, le discours de Sarkozy en juillet 2010 a eu un impact certain sur l’usage du terme « Rom ». Si bien qu’aujourd’hui on se perd dans les terminologies. Qui sont les Roms ? D’où viennent-ils ? Comment vivent-ils ? Sont-ils sédentaires ou nomades ? Comme point de départ, nous pouvons affirmer que les Roms font partie d’un peuple que l’on appelle les Tsiganes. Ceux qui vivent en France sont sédentaires et originaires de Roumanie. Mais qui peut prétendre les connaître ? A Ris-Orangis, s’était établie au centre du bidonville une association du nom de PEROU qui pouvait apporter des éléments de réponses. Elle visait à être un observatoire décrivant ce qui a lieu dans un bidonville aujourd’hui en territoire européen. Essonne Info a donc mené une investigation photographique au cœur du campement pour aller à la rencontre de ces personnes… 

article5

  • Photo : les quelques familles retenues pour être relogées ont quitté le camp avant l’arrivée des forces de l’ordre. (DM/EI)

Dans une seconde enquête, Essonne Info révèle ce qui se dissimulait derrière les tensions récurrentes entre les politiques et les habitants de Ris-Orangis. Le nouveau maire Stéphane Raffalli, a toujours tenu une position claire quant à la question des Roms : l’expulsion en bonne et du forme. Pourtant, le maire s’est retrouvé démuni, suite à l’injonction du préfet l’obligeant à scolariser les enfants du  bidonville, et déstabilisé face aux actions de PEROU et d’autres associations de soutien envers les Roms, une solidarité qui s’organisait entre des riverains et les habitants du bidonville…